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Contrats aidés : une grave crise frappe l'éducation en Martinique

La mobilisation monte chaque jour concernant les contrats aidés. Parents, élèves, enseignants, ou responsables d'établissements, réclament au gouvernement le maintien de ces contrats dans l'intérêt de l'école en Martinique. Plus de la moitié des 920 contrats aidés ont été supprimés.

Manifestation devant le rectorat à Schoelcher (14 septembre 2017) © Fabrice Defremont
© Fabrice Defremont Manifestation devant le rectorat à Schoelcher (14 septembre 2017)
  • Martinique 1ère
  • Publié le , mis à jour le
Des établissements scolaires perturbés, bloqués ou tout simplement fermés, ce jeudi (14 septembre 2017), en Martinique. C'est ainsi depuis le début de la semaine. Ce matin plus d’une trentaine de collèges et lycées ont été impactés par ce mouvement de protestation contre la suppression des contrats aidés. Plusieurs centaines de personnes (élèves, parents, enseignants vie scolaire ou agents de collectivités), se sont invitées devant le rectorat pour voir la rectrice qui n'était pas présente.

Le mouvement s'amplifie


Le mouvement est reconduit demain (vendredi 15 septembre), avec cette fois la mobilisation aussi dans les écoles. Certaines communes annoncent déjà qu’il n’y aura pas de service de cantine ni de garderie ou d’accueil d’enfants, c'est le cas par exemple, dans la commune du Carbet. Un autre rassemblement devant l’académie est prévue demain pour obtenir cette fois une rencontre avec la rectrice qui rentre de France ce soir.

Les personnels de direction entament une grève administrative 


Certains proviseurs et principaux ont décidé de fermer leurs établissements à cause d'un déficit de sécurité provoqué par la réduction des contrats aidés. Les services de cantines ne seront pas assuré dès lundi prochain dans plusieurs établissements. "Nous, personnels de direction sommes solidaires et également mobilisés", écrivent Marie-Clotide Hardy-Dessources et Raymond Alger, au nom de leur syndicat.

Cela n’implique pas obligatoirement une embauche, lorsque le contrat se termine 


Alfred Marie-Jeanne, le président du conseil exécutif de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique), prend position à travers un courrier adressé au premier ministre. Il explique que "la création du dispositif "des contrats aidés" relève de la seule compétence de l’Etat.

En réalité, c’est un coup de pouce donné à ceux qui sont en recherche d’emploi. Néanmoins, cela n’implique pas obligatoirement une embauche, lorsque le contrat se termine
", déclare le président du conseil exécutif. Les élus de la majorité de l'Assemblée de Martinique, estiment que la collectivité ne doit pas supporter toute seule le maintien des emplois aidés.

La lettre d'Alfred Marie-Jeanne 
 

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