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La controverse sur les comptes publics, nouvel horizon politique de la Martinique

Vrai déficit ou faux excédent : où en sont les comptes réels de la CTM ? Le contribuable a peine à comprendre où se situe la vérité. Jusqu’à quand cette ambigüité va-t-elle durer ?

Séance plénière de l'Assemblée de Martinique © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Séance plénière de l'Assemblée de Martinique
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Vu sur le panneau des offres d’emploi de l’agence de Cluny cette annonce urgente : "Cherche docteur en finances publiques, Bac+15, expérience du wèlto exigée. Mission : procéder à l’examen attentif de toutes les factures de la CTM, la Compagnie des terribles magiciens, pour en dresser la comptabilité réelle". Le palais de la rue Gaston Defferre en a bien besoin. Selon le président de tous les Martiniquais, son déficit s’élève à 1,4 million d’euros ou à 16,4 millions s’il ajoute les 15 millions fictifs que la Cacem aurait dû recevoir de l’ex-Région pour le TCSP. Ce sont les 15 millions du wèlto, le jeu du bonneteau, "un coup vu, un coup pas vu".

Autre son de cloche, venant de l’opposition de EPMN (Ensemble pour une Minorité Normalisatrice) : l’excédent est de 71,6 millions. Celui-ci dit qu’il manque de l’argent dans les caisses à cause de la gabegie commise par l’autre qui prétend qu’il y a de l’argent dans les caisses pour développer le pays.

Des deux, quel camp choisir ? Le plus prudent, dans une controverse, est d’en référer à l’arbitre, la Chambre régionale des comptes. Seulement voilà, l’arbitre a été désavoué par l’un des joueurs, accusé d’avoir une lecture déformée du jeu. Résultat, il ne reste aux spectateurs-contribuables qu’à croire celui-ci ou celui-là sur parole. Comme si sur ce sujet délicat, c’est celui qui parle le plus fort qui a raison. Et pourtant, la campagne est finie et les élections sont loin. Mais il y a fort à parier que le débat, ou plutôt la polémique, ne cessera pas de sitôt.

Emettons une hypothèse : faute de débat politique sur les visions différentes de l’avenir du pays, faute d’un ancrage idéologique solide, il semble que la ligne de démarcation politique soit devenue le vrai-faux déficit de la CTM. La Martinique a connu mieux !

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