Coronavirus : "il y aura un avant et un après"

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Le virus est parti de la Chine. ©Freakwave
La nécessité de prendre en compte la dimension économique et sociale de la crise sanitaire mondiale est de plus en plus évidente, alors que le ralentissement de l’activité se confirme. Ce qui n’empêche pas de penser à l’avenir.
Quelles seront les conséquences économiques de la crise sanitaire ? Quelles formes prendront les relations de travail après le confinement ? Pouvons-nous déjà anticiper le futur de nos relations professionnelles ?

Les réponses ne sont guère aisées à trouver. Non seulement parce que nous sommes encore loin du déconfinement. Mais aussi parce que nous n’avons jamais eu à vivre une telle situation. Nous n’avons aucun exemple pour nous en inspirer.

En l’absence d’hypothèses crédibles, quelques faits tangibles sont de nature à nous aider à envisager la période qui va succéder à la pandémie planétaire. En Martinique, le ralentissement de l'activité de production de biens et de services ne concerne pas seulement les entreprises ayant pignon sur rue.

Celles-ci sont parfaitement identifiées par les organisations professionnelles et les services administratifs. Ces institutions savent compter les journées de travail perdues, les salariés en chômage technique, les pertes de chiffres d’affaires.
 

Envisager aujourd’hui l’après-pandémie


En revanche, les milliers de travailleurs non déclarés, les djobeurs vivant d'expédients et tous ceux qui passent entre les mailles du filet légal, ou ceux qui sont obligés de survivre par la débrouillardise risquent d’être des laissés-pour-compte. Ils n’auront pas droit aux indemnités de chômage partiel, plutôt avantageux, du reste. Un problème à résoudre un jour ou l’autre.

Plus globalement, les assouplissements considérables du marché de l’emploi autorisés par pas moins de 30 ordonnances semblent augurer un nouveau droit du travail. Une opinion est de plus en plus répandue chez les organisations patronales et syndicales.

Il y a tout lieu de penser que le dialogue social, la fixation des salaires, les conditions d’embauche et de licenciement, l’organisation des tâches, le télétravail seront revus à la lumière des dispositions transitoires de l’état d’urgence. Certaines habitudes prises aujourd’hui pourraient se pérenniser.

Lesquelles et selon quelles modalités ? Tout reste à déterminer, tout reste à écrire, tout reste à penser dans le droit-fil de la déclaration du président de la République du 12 mars 2020 selon lequel "il y aura un avant et un après".
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