Covid-19 : une 4e vague pourrait se profiler après les grandes vacances en Martinique, avec le variant "indien"

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(Image d'illustration) ©DR

Le variant "indien" ou "delta" du coronavirus préoccupe en ce moment les spécialistes du monde entier. Si la Martinique est encore épargnée par cette forme très sévère du virus, une 4e vague pourrait se dessiner après la période estivale, en raison du "niveau de vaccination très faible".

On connaissait le variant UK (variant B.1.1.7 dit "britannique") dont les conséquences ont affolé les autorités sanitaires en France et en Europe. Plus récemment, les alertes ont concerné les variants SA (lignage B.1.351 dit "sud-africain") et BR-P1 (lignage B.1.1.28 dit "brésilien"). Actuellement, c’est le variant B.1.617 dit "indien" ou "delta" qui préoccupe les spécialistes.

Il a été isolé la première fois en octobre 2020 près de Nagpur (état du Maharashtra comprenant Bombay).

Le plus dangereux des variants

 

Ce variant "indien" a la réputation de se répandre plus rapidement que les autres. Mais selon les experts, les vaccins anti-Covid-19 approuvés, utilisés aux États-Unis, en Europe et dans d'autres pays, seraient suffisamment efficaces pour contenir la propagation du "delta".

Pour sa part, le professeur Cabié, du Centre Hospitalier Universitaire de Martinique redoute une 4e vague après les grandes vacances, d’autant que "la fréquentation des centres de vaccination a diminué", observe le spécialiste des maladies infectieuses et tropicales.

Il se transmet encore plus facilement que le variant "anglais", qui lui-même se transmettait déjà aisément par rapport au virus original.

En Martinique, on se souvient que ce variant "britanique" est arrivé en début d’année 2021, et qu’il a été à l’origine de la 3e vague…(…).

 

Ce qu’on peut craindre avec ce nouveau variant "indien" ou "delta", c’est qu’il puisse générer une 4e vague de contamination.

"La principale parade c’est la vaccination"

Avec le nouveau variant et le fait que les mesures ont été assouplies, les vols ayant repris avec l’Europe, les familles vont se retrouver durant les grandes vacances et il y aura un certain nombre de fêtes comme l’an dernier, par conséquent ce qu’on craint c’est qu’on revive le même scénario qu’en 2020.

 

Les vacances et les rassemblements sont des circonstances qui favorisent la transmission du virus. Certes, il y a les mesures barrières, mais le moindre écart facilite la contagion.

 

La principale parade c’est la vaccination, mais on n’est pas encore suffisamment protégé à l'échelle de la population (…).

On observe malheureusement une diminution de la fréquentation des vaccinodromes, or, c’est le seul moyen d’éviter les vagues régulières.

 

Sinon, on repartira vers un cycle de déconfinement (comme c’est le cas en ce moment) et re-couvre-feu, re-confinement...

Le syndrome du carnaval 2021

On a vu ce qui s’est passé pour le carnaval.

Le variant "anglais" est arrivé alors qu’on en était a une circulation basse du virus, et 10 jours après les rassemblements, on a assisté à une accélération de l’épidémie.

(André Cabié - Professeur de maladies infectieuses et tropicales au CHU de Martinique).

 

Dans une note d’éclairage du conseil scientifique Covid-19 de Paris, transmise aux autorités nationales le 23 avril dernier, la virologie du variant "indien" a été précisée.

Le variant indien B.1.617 est différent des variants UK, SA et BR-P1, mais aussi du variant B.1.427/9 dit "californien".

En effet, le variant B.1.617 a 15 modifications sur des aminoacides différents, sauf 2, communes avec d’autres variants qui se situent dans le RBD de la protéine Spike (zone critique pour la liaison au récepteur et la neutralisation par les anticorps).

(solidarité-santé.gouv.fr)

 

Dans ce contexte, il est fortement recommandé par les autorités françaises de "ne pas voyager vers l’Inde", sauf motifs impérieux.

Mesures en vigueur sur le territoire 

 

Les autorités indiennes mettent en œuvre des mesures restrictives à l’échelle locale (couvre-feu, confinement, restriction des mouvements des personnes, fermeture des commerces et des écoles, etc). Les dispositions peuvent entrer en vigueur avec un faible préavis. A Delhi, Bombay, Bangalore et Calcutta, ainsi que dans plusieurs métropoles de taille intermédiaire, l’accès aux soins hospitaliers est très contraint.

A ce jour, le confinement est maintenu dans les zones les plus affectées, signalées comme zones de contention (containment zones). Les États fédérés peuvent imposer des restrictions plus fermes que celles prescrites au niveau fédéral, notamment pour ce qui est de la circulation des étrangers.

Entrée et sortie du territoire 

 

Les liaisons aériennes commerciales internationales sont suspendues. Un arrangement temporaire permet cependant la desserte de Delhi, Bombay et Bangalore au départ de Paris par Air France.

Les catégories de passagers autorisés à voyager sont précisées sur le site de la compagnie aérienne, ainsi que la procédure à suivre pour signaler son arrivée au moyen de formulaires à renseigner en ligne.

(Source : France diplomatie)

Coronavirus : pour se protéger et protéger les autres
  • Se laver très régulièrement les mains ;
  • Tousser ou éternuer dans son coude,
  • Utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter ;
  • Saluer sans se serrer les mains,
  • Eviter les embrassades.