Covid en Martinique : qui sont les patients admis en réanimation à l'hôpital ?

hôpital
61a53a51afbaf_unite-covid.jpg
patients dans l'unité covid du CHUM ©Xavier Chevalier
Âge, sexe, vaccin, rythme...qui sont les personnes hospitalisées dans le service réanimation de l'hôpital Pierre Zobda Quitman ?

L’hôpital lance une nouvelle alerte. Presque tous les lits de réanimation sont occupés à l'hôpital Pierre Zobda Quitman à Fort-de-France.

Le chef des urgences, Yannick Brouste "pousse déjà les murs afin de faire de la place aux nouveaux patients en réanimation".

Au départ, l’unité Covid compte 25 lits. Mais lors du week-end du 27 et 28 novembre 2021, le praticien a été contraint d’augmenter la capacité d’accueil. Désormais les 45 lits sont occupés pour faire face à l’afflux de malade...

Age, sexe, rythme, vaccination...


Le chef des urgences affirme qu’aucune personne en réanimation n’est vaccinée. La plupart des patients sont des hommes âgés de plus de 60 ans. Depuis quelques jours, les nouveaux arrivants sont plus jeunes. En fin de semaine, deux trentenaires ont été admis, ainsi que deux sexagénaires.

Si le rythme de deux patients par jour se poursuit, l’hôpital va une nouvelle fois devoir laisser des malades dans le couloir. Des corridors qui sont identifiés et qui sont en train d'être préparés.

Les responsables du service estiment que la quatrième vague n’est pas encore terminée. Le docteur Brouste rappelle que les hospitalisations durent trois semaines.  

61a5390946446_brouste.jpg
Yannick Brouste responsable des urgences CHUM ©Martinique la 1ère

Rackets et agressions sexuelles sur les barrages

De surcroît, le médecin s’inquiète car sur les barrages ou les différentes manifestations, bon nombre de personnes ne portent pas de masques et ne respectent pas les gestes barrières. 

La crise sociale qui impacte la Martinique pose d'autres problèmes encore plus graves aux soignants. En effet, il avoue avoir été l'objet de racket à plusieurs reprises sur un barrage à Rivière-Salée, mais aussi menacé avec des armes.

Plusieurs infirmières et médecins de son service, ont été bloqués même en présentant leur carte professionnelle. "Certaines femmes avaient le droit de passer en échange de certaines contreparties"...indique le médecin avec indignation.