Crise sociale en Martinique : l'atelier jeunesse est-il déjà un échec ?

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Le groupe de jeunes sur le lieu d'un ancien barrage au Marin. ©Olivier Nicolas dit Duclos
Les ateliers de discussions se poursuivent cette semaine, sauf celui sur la jeunesse. Certains dénoncent la légitimité des participants.

La seule et unique réunion entre les membres du groupe "Aksyon Jénès", les services de l'État et la CTM a tourné court. Avant même d’entamer des discussions, les militants ont exigé plusieurs points.

À commencer par l’annulation de l’obligation vaccinale et du pass sanitaire. Une demande aussitôt rejetée par les services de l’État. Une abrogation de loi ne pouvant passer que par l’assemblée nationale et le Sénat.

Ensuite, les militants ont également réclamé la levée du couvre-feu, des attestations de déplacement, et autres mesures qu’ils jugent liberticides. 

Couvre-feu / Fort-de-France
Vue sur une partie de la ville de Fort-de-France en pleine nuit (image d'illustration). ©Guy Etienne

Enfin, ils souhaitent "la libération des militants injustement emprisonnés". Cette demande fait référence aux personnes arrêtées sur les barrages mais aussi aux 4 militants accusés entre autres de vandalisme dans une distillerie en février 2021. Des revendications auxquelles les services de l’État et la CTM n’ont pas pu répondre favorablement. 

Après de très brefs échanges, la réunion a été ajournée. Aucune autre rencontre n’est prévue. Malgré cet échec, les services de l’État assurent que des mesures fortes vont être prises afin d’aider la jeunesse martiniquaise.  

Représentativité contestée 

Le groupe "Aksyon Jénès", qui participe à l’atelier, se donne pour mission de recueillir les revendications des jeunes. Il est composé en majorité de personnes âgées de 30 à 40 ans. Un seul membre de la délégation est étudiant. Certains représentants ont bénéficié d'un dispositif spécial jeune mis en place par l’État.

Cependant, certains interpellent sur le choix de ces représentants de la jeunesse. Sont-ils les mieux placés pour s’exprimer sur ce sujet-là compte tenu de leur âge ? Ne faudrait-il pas davantage d'étudiants, des personnes sorties des études, qui vivent au quotidien les difficultés liées à la jeunesse ?

Il semble bien que le choix des représentants des ateliers post crise sociale, suscite la controverse.