Ce qu'il sera (ou non) possible de faire à partir du lundi 11 mai

coronavirus
Des gens
Scène de vie aux Trois-Ilets. ©Martinique la 1ère
Dès demain (lundi 11 mai 2020) les activités vont reprendre tout doucement en Martinique aussi. Mais des restrictions demeurent pour éviter une deuxième vague de l'épidémie de coronavirus.
Après 56 jours de confinement (17 mars au 11 mai 2020), les habitants de Martinique entament un déconfinement progressif en même temps que d'autres territoires français, classés en vert. Mais des restrictions sont encore de mise car le virus circule en Martinique qui enregistre (au samedi 9 mai 2020), 186 cas, 14 décès et 83 personnes guéries.

Voici ce que vous aurez, ou non, le droit de faire dès lundi.

♦Retourner travailler, oui mais...

Mais "le télétravail" doit continuer à "être la règle chaque fois qu'il peut être mis en œuvre", indique le ministère du Travail. "Lorsque la présence sur les lieux de travail est en revanche nécessaire, le séquencement des activités et la mise en place d'horaires décalés" doivent être mises en place si possible, précise le ministère du Travail. Par ailleurs, tous les personnels ne devront pas être présents en même temps dans l'entreprise, et si besoin, des "mesures de protection individuelle, telles que le port du masque", pourront également être prises.

♦Écoles et crèches, non

Selon plusieurs maires, les dispositions d'hygiène et de sécurité ne sont pas réunies pour une réouverture des crèches et des écoles, exemple au LamentinAu François, la réponse est claire depuis plusieurs jours... ♦Faire du shopping : oui
Les commerces (salons de coiffure, commerces d'habillement, fleuristes, librairies...) pourront de nouveau accueillir des clients, en respectant des mesures de sécurité, telles que le port du masques ou la limitation du nombre de clients présents dans une boutique. 

♦Boire un verre dans un bar : non
Les restaurants, cafés et bars restent fermés jusqu'à nouvel ordre.

♦Se déplacer : oui
Les déplacements à l'intérieur du territoire de résidence seront désormais autorisés, sans l'attestation dérogatoire qui était obligatoire jusque-là. Il faudra toutefois être en mesure de justifier son lieu de domicile en cas de contrôle par les forces de l'ordre. 

♦Revoir ses proches : oui mais en comité restreint
Les "rassemblements organisés sur la voie publique ou dans des lieux privés seront limités à 10 personnes", a déclaré le Premier ministre jeudi dernier (7 mai 2020). Ce seuil pourra être réexaminé à partir du 2 juin. Pour prendre le moins de risques possibles, il faudra continuer à appliquer les gestes barrières, a précisé le ministre de l'Intérieur. Pas question donc, de grandes embrassades pour ces retrouvailles. La contamination est plus probable dans un lieu fermé qu'en extérieur.

♦Faire du sport : oui mais en plein air
D'après le ministre de la santé Olivier Véran, "l'activité et l'exercice physique en plein air dans les espaces en pleine nature" seront permis à partir de lundi, et ce à plus d'un kilomètre de chez soi. 

♦Aller à la plage : non, mais des exceptions seront possibles
Le gouvernement a annoncé que l'accès aux plages, qui devaient rester initialement fermées jusqu'au 1er juin, serait de nouveau autorisé à partir du 11 mai, "au cas par cas". Mais le préfet pourra en autoriser l'accès sur demande des maires et sous réserve de la mise en place "d'aménagements suffisants pour garantir la distanciation physique". ♦Assister à une cérémonie religieuse : non, sauf pour un enterrement
La règle reste inchangée : les lieux de culte sont ouverts pour se recueillir individuellement, mais aucune cérémonie n'y est organisée, sauf lors de funérailles. Dans ce cas, les rassemblement restent limités à 20 personnes. Les cimetières seront en revanche de nouveau accessibles. 

♦Rendre visite à un proche vulnérable : oui mais avec beaucoup de précautions
Les plus vulnérables n'auront pas de "confinement obligatoire" après le 11 mai, mais ces personnes, "âgées ou malades de pathologies comme l'obésité, le diabète" ou souffrant "d'insuffisance respiratoire", sont appelées à "conserver dans toute la mesure du possible des règles de prudence très strictes", a indiqué Olivier Veran, le ministre de la santé.

♦Organiser un mariage : non
Les noces sont reportées jusqu'à nouvel ordre, "sauf urgence manifeste appréciée par l'officier d'état-civil", selon le gouvernement.