Depuis fin mars, Cuba vaccine avec son Soberana contre la covid-19

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Vaccination à Cuba
Vaccination soberana à Cuba. ©JORGE LUIS BANOS / AFP

L'ambition cubaine est de pouvoir produire dès cette année cent millions de doses de Soberana 2, vaccin à double dose intramusculaire, soit 5 fois plus que nécessaire pour la population totale.

Forte de son expérience dans le domaine de la santé et des biotechnologies, l'île de Cuba mène des recherches sur la production de vaccins anti-Covid qui suscitent un intérêt certain sur le plan médical et international, comme en témoigne ce reportage de Tv5 monde.

La ''Grande île'' développe 4 candidats vaccins : Mambisa, Abdala, Soberana  1 et Soberana 2.

Ce dernier étant le premier candidat vaccin cubain entré en phase III. 

Une gestion de la pandémie saluée

 

L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a félicité le pays pour sa gestion sanitaire de l'épidémie de la Covid-19. Chaque personne positive a été hospitalisée jusqu'à ne plus être positive. Tout cas contact mis en quarantaine, avec un médecin ou un étudiant en médecine lui rendant visite chaque jour.

Si Cuba a des atouts pour produire son vaccin, rien n'est acquis car on ne peut préjuger de l'issue de la phase III. 

Mais c'est déjà une performance en soi pour ce petit pays sous embargo de s'être octroyé le droit et la capacité de produire sa propre recherche biomédicale, en étant même plutôt bon.

En tout cas, à Cuba, beaucoup croient en leur biotechnologie et espèrent pouvoir commencer à être massivement vaccinés d’ici à 2 mois, avec leur vaccin qui serait stable pour la conservation, à 10 C°.

Les ambitions cubaines sont conséquentes

 

Pour Cuba, les débouchés potentiels de son vaccin seraient prioritairement en Amérique latine, mais pas seulement...

Les ambitions cubaines sont conséquentes. Produire dès 2021 cent millions de doses de Soberana 2, vaccin à double dose intramusculaire, soit 5 fois plus que nécessaire pour sa population totale. Est aussi évoquée la possibilité de vacciner des touristes, rapporte la docteure Anne Sénéquier, chercheuse de l'IRIS. Et avec 2 doses injectables à 28 jours d'intervalle, ils se donneraient les moyens de relancer une économie du tourisme qui a beaucoup souffert.