Le député Nilor veut le retrait de l'emblème aux 4 serpents qui symbolise la Martinique

assemblée nationale
Emblème Martinique et Nilor
Le député Nilor souhaite la disparition de l'emblème de Martinique aux 4 serpents. ©Martinique La 1ère
Dans le cadre du projet de réforme constitutionnelle, le député Jean-Philippe Nilor entend déposer un amendement afin que le drapeau bleu de Martinique, avec l’emblème aux 4 serpents, soit retiré car "il rappelle l'esclavage".      
Il y aura bientôt, des discussions au parlement, sur le projet de réforme constitutionnelle. Des débats qui auraient dû débuter il y a quelques semaines, sauf que l’affaire Benala est passée par là.

Nous n’avons pas encore de date pour le début des échanges, mais il sera question du drapeau bleu de Martinique, avec l’emblème aux 4 serpents. Le député Jean-Philippe Nilor entend déposer un amendement afin que ce drapeau soit retiré.
Texte
©A.N
 

Un symbole de l'esclavage


Jean-Philippe Nilor voudrait que soit rattaché au projet de réforme, un amendement visant à interdire tout emblème ou drapeau qui rappelle le passé colonial. Le député souligne que le drapeau pavillon bleu et blanc est infamant, qu’il est apparu en pleine période esclavagiste, qu’il est lié à la traite négrière. C’est donc un symbole lié à ces deux crimes contre l’humanité perpétrés à l’encontre de nos ancêtres.

Député Nilor

 

Le drapeau aux serpents figure sur les bâtiments officiels de l’État en Martinique


Autre argumentation, les serpents du pavillon sont des couleuvres qui apparaissent sur les armoiries de la famille de Colbert. C’est l’auteur du code noir, en 1685. Jean-Philippe Nilor ose une comparaison, "si la croix gammée représentative du nazisme renvoie à l’holocauste, ce drapeau bleu avec sa croix blanche et ses 4 serpents est lui, représentatif de l’esclavage et de la traite négrière". Un drapeau présent aujourd’hui sur les bâtiments officiels de l’État en Martinique et sur les uniformes des gendarmes.

Jean-Philipe Nilor n’est pas le seul à porter cet amendement. À ses côtés, un autre député de la Martinique, Manuela Keklard-Mondesir, le polynésien Moetai Brotherson, le guyanais Gabriel Serville et le corse Jean Felix Acquaviva.