Des incivilités inacceptables qui nuisent à l'environnement à Schoelcher

environnement
objets déposés à l'extérieur de la déchèterie de Case-Navire à Schoelcher ©Raphaël Bastide
Des déchets aux pieds des points de tri de la déchèterie de Case-Navire à Schoelcher. L’image est terrible ce lundi 17 janvier 2022, et semble s'installer dans le quotidien des Martiniquais. C'est une contagion, les déchets appellent les déchets, c'est un phénomène d'incivilité, d'incitoyenneté.

Le tri des déchets ménagers est devenu une nécessité et un geste citoyen, et pourtant des dépôts sauvages ou dépôts de déchets se forment progressivement en dehors des contenants prévus à cet effet.

À Case-Navire à Schoelcher,  des individus jettent leurs encombrants devant la déchèterie. 

décharge sauvage
encombrants divers ©Raphaël Bastide

L’image est terrible. 

Ces actes d’incivilité ont  tendance à se répéter en ce moment alors que les déchèteries de l’île sont ouvertes. Depuis la fin du conflit au SMTVD, fin décembre de l'année dernière, les tournées habituelles de collecte des ordures ont repris. des encombrants sont dispersés un peu partout.

décharge sauvage
Des dépôts sauvages se forment aussi dans les champs environnants. ©Raphaël Bastide

Des tonnes d'encombrants sont dispersées partout dans la zone limltrophe de la déchèterie.

Un phénomène qui enfle en Martinique et qui provoque non seulement une pollution visuelle mais aussi des problèmes sanitaires.

Décharge sauvage
déchets visibles ce lundi 17 janvier 2022 devant la déchèterie de Case-Navire ©Raphaël Bastide

Des ordures qui s’amoncellent et qui n’en finissent pas et que l'on retrouve également  dans les quartiers, au bord des routes.

décharge sauvage
décharge n2 ©Raphaël Bastide

Du coup la tentation est grande pour certains de se débarrasser au plus vite de leurs propres déchets.

Les dépôts se forment surtout le soir et jamais en plein jour. Donc les gens se sentent coupables et se savent coupables.

Pour la justice, le fait d’abandonner des déchets ou de constituer un dépôt illégal de déchets peut être, selon le cas, une contravention de 4e (750 € maximum) ou de 5e classe (1500 € maximum, 3000 € en cas de récidive) ou un délit.

Grâce aux 4 cameras installées sur le site, certains contrevenants ce sont déjà fait épinglés. Ce dispositif a permis de poursuivre un peu moins d’une douzaine de contrevenants l’an dernier selon la CACEM. Au total, 77 infractions pénales ont été appliquées.