publicité

Le dialogue est difficile entre les pompiers et leur direction

Suite à leur mobilisation de ce jeudi matin (2 mai 2019), une délégation de pompiers de Martinique a été reçue cet après-midi par le président et le directeur du SDIS. Malheureusement la rencontre a tourné court et la mobilisation se poursuit. Finalement, une nouvelle rencontre s'est tenue.

Les pompiers sont ressortis mécontent à l'issue de la rencontre. © Olivier Nicolas-dit-Duclos
© Olivier Nicolas-dit-Duclos Les pompiers sont ressortis mécontent à l'issue de la rencontre.
  • Par Peggy Pinel-Fereol
  • Publié le , mis à jour le
Suite à une rencontre d'un peu plus d'une heure entre une délégation de pompiers, Belfort Birota, le président du SDIS et le colonel Patrick Tyburn, le directeur, les hommes du feu sont ressortis mécontents. Selon eux, le président leur aurait manqué de respect. 

"Ça a dérapé, il y a eu un manque de respect d'un collègue de travail et nous trouvons ça intolérable. À partir de là, nous avons décidé de quitter la table des négociations et nous allons faire un point avec les camarades pour décider de la suite de ce qu'on va faire", explique Jean-Michel Deluge, pompier professionnel à Fort-de-France. 

À l'appel des grévistes, le personnel administratif et technique du SDIS a été invité à quitter le travail. Ainsi, les services ne fonctionnent plus. Seul un PC de sécurité a été conservé par obligation de continuité du service public. 

Les pompiers de Martinique se sont mobilisés ce jeudi matin (2 mai 2019) dès 6h à l'appel de l'intersyndicale SNSPP-PATS et CGTM. Selon les pompiers, les garanties obtenues lors de leur précédente mobilisation n'ont pas été respectées. 

"Depuis 2016, on a fait une grève où on a eu des problèmes sur le service financier. On a demandé une amélioration, on est actuellement en 2019 et on s'aperçoit qu'il n'y a toujours pas d'amélioration concernant ce service et nous sommes au point mort. Donc on se dit aujourd'hui, nous sommes au mois de mai, et est-ce que ce problème-là ne va pas être récurrent dans trois mois ou dans six mois. Donc on veut des réponses rapides", poursuit le pompier. 

Les négociations ont finalement repris en fin d'après-midi. 

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play