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Donald Trump est fier de sa victoire en demi-teinte

Les démocrates reprennent la Chambre des représentants. Les républicains se renforcent au Sénat. La division du Parlement augure d’une seconde partie de mandat périlleuse pour le président des Etats-Unis.
 

Donald Trump aura du mal à terminer sereinement son mandat. © SAUL LOEB / AFP
© SAUL LOEB / AFP Donald Trump aura du mal à terminer sereinement son mandat.
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Donald Trump a beau fanfaronner, comme à son habitude. Pourtant, il sera obligé de mettre de l’eau dans son vin. Modérer son langage lui sera compliqué. Son expérience politique s’apparente à celle d’un collégien. Il prétend avoir remporté une victoire massive aux élections de mi-mandat. Or, la Chambre des représentants (l’équivalent des députés en France) est passée chez les démocrates.
Provocation ou plaisanterie ? Ni l’une, ni l’autre, en fait. Car à bien y regarder, il a raison. Vu les attaques incessantes de l’opposition démocrate, la montée du mouvement socialiste, la radicalisation d’une fraction de l’opinion publique, les articles sans complaisance des médias sérieux, les enquêtes judiciaires visant ses proches, il s’attendait à pire. Or, les Républicains augmentent leur avance au Sénat. Et ils résistent pour les postes de gouverneurs, n’en perdant que 7 sur les 36 en jeu.
 

Cohabitation à haut risque entre le Congrès et le président


Vu le contexte, Trump a échappé à une sévère défaite. La victoire en demi-teinte de son camp montre qu’il a su cristalliser sa base électorale. Les petits blancs des zones rurales ou délaissées qui ont fortement contribué à son élection il y a deux ans sont encore mobilisés derrière lui. Et ce, même si le vent de la contestation souffle de plus en plus fort dans le pays.

Le président américain devra déployer des trésors de diplomatie, une qualité inconnue chez lui, pour tenter de s’imposer face à un Congrès partiellement hostile. La cohabitation étasunienne, pour les deux prochaines années, sera à haut risque. Ce qui n’est pas pour effrayer le président le plus fantasque et imprévisible que les Américains aient jamais connu. On comprend mieux, dès lors, les raisons que le poussent à crier victoire quand tout indique qu’il a perdu sa première bataille.

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