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La Martinique perd des emplois à une vitesse vertigineuse

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©Pixabay-Martinique 1ère
Une récente étude très intéressante de l’INSEE, l’institut de la statistique, est passée inaperçue. Elle révèle une perte du nombre d’emplois à l’échelle de la Martinique, mais avec des résultats contrastés.
 
131 200 : c'est le nombre d'emplois recensés en 2016. En une décennie, l'INSEE constate la perte de 1 700 emplois à l'échelle de la Martinique. Le vieillissement de la population en est la cause première. Il faut y ajouter les départs vers la France continentale, en augmentation régulière depuis 2010.
 

La baisse est inégale selon les régions


Dans le Sud, la population active occupée augmente de 5% en dix ans. Un dynamisme tiré par le tourisme. Une tendance visible dans les communes balnéaires de Sainte-Luce, Marin, Diamant et Trois-îlets. Ducos bénéficie de cette embellie, par effet de débordement de l’activité de l’agglomération de Fort-de-France.

Dans le Nord, le contraste est saisissant. Le territoire regroupe le cinquième des emplois du pays, en baisse de 4% en 10 ans. Le manque de dynamisme économique est flagrant. L’institut de la statistique pointe du doigt le déclin de l’agriculture.
 

Une situation contrastée dans les trois régions


Le Centre, avec la moitié des emplois, subit une perte aussi, mais moindre que celle du Nord. Il faut se rendre à l’évidence : la population martiniquaise baisse régulièrement, dans tous les secteurs.

Nous l’avons enfin compris pour les scolaires, de moins en moins nombreux chaque rentrée. C’est désormais le cas pour les adultes en âge de travailler. Non seulement les effectifs diminuent chaque année mais, en plus, le nombre d’inactifs dépasse celui des actifs.
Comment inverser cette tendance, là est la question. Les causes sont connues. Les conséquences commencent de l’être : ralentissement de l’activité, panne des investissements, perte d’attractivité dans tous les domaines, sentiment d’absence de perspectives.

La morosité gagne du terrain. Pourtant, nous possédons d’immenses ressources, notamment humaines, pour refuser la fatalité de la régression. A nous tous, citoyens et institutions, de relever le défi. La Martinique nous attend.
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