Élections territoriales : le compteur des candidatures aux élections territoriales est-il débloqué ?

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Militants du MIM
La réunion du MIM au Gros-Morne (10 janvier 2021). ©Corinne Jean Joseph

Alfred Marie-Jeanne a renouvelé sa déclaration de candidature aux élections territoriales, dimanche 10 janvier 2020, lors de la rentrée politique du Mouvement indépendantiste martiniquais, au Gros-Morne. Cette annonce va sûrement provoquer l’accélération de la campagne électorale.

Alfred Marie-Jeanne, le président du MIM renouvelle une nouvelle fois son intention de briguer sa succession à la tête de la CTM. Une décision annoncée il y a 4 ans déjà, lors de la rentrée du mouvement en janvier 2017.

Nul ne peut prétendre être surpris. À ce jour, il est l’un des rares candidats à s’être déclaré. Est-ce à dire que nous n’aurons que peu de concurrents, alors que les élections sont prévues dans six mois à peine ? Bien sûr que non, puisque plusieurs chefs politiques vont conduire une liste.

C’est le cas de Philippe Petit, de l’UDI ; de Béatrice Bellay de la fédération socialiste ; et de Max Orville du Modem. Leurs déclarations publiques ont été sans ambigüité. Parmi les candidats probables, mais qui ne se sont pas prononcés, citons pêle-mêle Serge Letchimy, pour le Parti progressiste et ses camarades de l’Alliance, ex-EPMN ; Yan Monplaisir, de Ba péyi’a an chans ; Marcellin Nadeau ou Jean-Philippe Nilor de Péyi’a.

Bien entendu, il faut s’attendre à ce que la quasi-totalité de nos 29 formations politiques se lancent dans la course à la CTM. Cela est non seulement légitime, mais même recommandé. À quoi servent les partis politiques, sinon à conquérir le pouvoir et le conserver ?

Que cent candidatures fleurissent…

 

Nous nous acheminons donc vers une multiplicité de candidatures. Ce qui est habituel, dans ce genre d’élection. Cependant, nous n’aurons pas 29 listes. Non seulement parce qu’il n’existe pas autant de conceptions différentes du monde. Mais aussi parce que nul ne peut gagner seul des élections où la logique est celle de la concurrence entre listes.

D’où la multitude de candidats qui vont se déclarer non pour conduire une équipe, mais pour s’intégrer à un groupe. Sans être exhaustif, ce sera sûrement l’option choisie par Les Républicains, les Forces martiniquaises de progrès, La République en marche, le RDM de Claude Lise, le Parti communiste, les deux tendances du Conseil national des comités populaires et le Palima de Francis Carole.

Durant les prochaines semaines, il nous faut s’attendre à une floraison de candidatures pour une campagne électorale inédite sur tous les plans. Le suspense reste entier.