Elections territoriales : le report du scrutin à juin 2021 se précise

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Opération de vote en Martinique (28 juin 2020). ©Fabrice Defremont

La crise sanitaire empêche la tenue de la campagne électorale en vue des élections territoriales prévues en mars 2021. D’où le projet du gouvernement de repousser de trois mois cette échéance politique majeure.

13 et 20 juin ou 20 et 27 juin 2021 : ce sont les dates probables des deux tours de scrutin des prochaines élections. La décision sera prise d’ci à début février par les sénateurs et les députés. Ils vont se prononcer sur le projet de loi adopté en conseil des ministres le 21 décembre 2020.

Le gouvernement propose, le Parlement dispose. La future loi électorale établira le nouveau calendrier des opérations visant à renouveler les 97 conseils départementaux, les 15 conseils régionaux et les 3 assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique.

Ce report probable est motivé par le fait que la campagne électorale est perturbée par les mesures de confinement et de couvre-feu. Sans possibilité de mener campagne, impossible de tenir des élections. Le dernier mot reviendra au conseil scientifique national. Il donnera un avis en avril pour confirmer, ou pas, que les élections peuvent bien se tenir en juin.

Un nouveau report à envisager ?

 

Ce qui signifie que les élections peuvent encore être repoussées. Ce sera le cas si l’épidémie gêne la campagne électorale, ou si les opérations électorales demandent de prendre des risques comme pour les municipales de mars 2020. Il s’agira d’un motif impérieux motivant un nouveau report.

Cependant, le calendrier électoral ne peut pas être bousculé indéfiniment. Les élections nationales, parlementaires et locales se tiennent selon un rythme régulier. Il s’agit de garantir le bon fonctionnement de l’ensemble de l’édifice administratif au centre duquel se trouvent les collectivités locales.

Un autre obstacle, de taille, pourrait empêcher un nouveau report : la proximité de l’élection présidentielle, en avril-mai 2022. Comme d’habitude, les candidats vont se lancer dans la course six mois avant l’échéance, soit dès septembre 2021. Il sera compliqué de tenir des élections locales à ce moment-là.

Il reste à espérer que l’épidémie soit de moins en moins virulente. Ce qui dépend en grande partie de nos comportements.