Emmanuel Macron demande aux gendarmes de Martinique de retirer l'emblème aux 4 serpents

politique
gendarmerie Martinique
©FB gendarmerie Martinique
Le Président de la République demande aux gendarmes de Martinique de changer l'emblème aux 4 serpents, vestige du passé esclavagiste. "Emmanuel Macron a pris une décision d’apaisement", selon le préfet interrogé sur le site makacla.
Le 27 septembre 2018 à la fin d'une conférence de presse à la résidence préfectorale à Fort-de-France, le chef de l'État Emmanuel Macron, est interpellé sur l'emblème aux 4 serpents qui symbolise la Martinique sur l'uniforme des gendarmes. "Je n'en connais pas l'existence", répond Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat pour qui "il est impossible de parler de la France d’aujourd’hui sans parler de son passé colonial", a vite réagi. "Le président a pris la décision quasiment dans la journée. Il avait été assez réceptif", confie le préfet Franck Robine au site Makacla. "On en a discuté ensemble et pris le temps de s’informer, le temps de bien comprendre les réactions d’une partie de la population". 
 

Emmanuel Macron a pris une décision d’apaisement 


Le chef de l'État a pris la décision de demander à la gendarmerie de changer son emblème pour en adopter un autre plus neutre avant de se doter d’un nouvel emblème qui reflète mieux la Martinique. "C'est une décision d’apaisement ", explique le préfet.

Lorsque l'on fait une recherche internet sur la Martinique, c'est d'abord cet emblème bleu et blanc, celui aux quatre serpents, qui s'affiche. Ce symbole de la marine marchande avait été imaginé en 1663 par le roi de France pour les compagnies associées au commerce triangulaire et à l'esclavage.
L'utilisation de cet emblème est donc controversée. En 2017, Alfred Marie-Jeanne, le président du conseil exécutif de la CTM avait refusé de prononcer un discours parce que ce panneau polémique était accroché à son pupitre.

L'emblème aux 4 serpents figure au moins sur un  bâtiment officiel, celui du commissariat de police à Fort-de-France. "Mais le nouvel hôtel de police en construction actuellement dans le centre-ville ne comporte pas d’emblème", assure le préfet.