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Des entreprises du Robert attendent l'indemnisation des dommages des intempéries du 16 avril

intempéries
Inondations au Robert
La zone d'activités de la Semair au Robert, est particulièrement touchée par les inondations. ©Martinique La 1ère


Le parc d’activités de la Semair compte une trentaine d’entreprises. Près d’une sur trois se relèvent difficilement après les intempéries du 16 avril dernier. Les entrepreneurs se sentent abandonnés. Pas de retour des autorités sur une éventuelle indemnisation pour catastrophe naturelle.


Nathalie Gustave garde un souvenir très précis des intempéries du 16 avril dernier.
 Ses deux entreprises situées dans la zone d’activités de la Semair, ont subi de plein fouet les inondations, lorsque la rivière est sortie de son lit.


ce jour-là, nous étions impuissants, puisque nous avons vu l’eau qui arrivait. Un de mes employés est resté coincé. L’eau est montée très rapidement. On ne pouvait plus descendre. On a cessé l’activité pendant deux jours. On a pu reprendre ensuite ; mais il faut avoir les moyens. Il y a des entreprises à côté, qui n’ont toujours pas repris", précise Nathalie Gustave



Le parc d’activités de la Semair compte une trentaine d’entreprises.
 Près d’une sur trois ont souffert des dernières précipitations.

"Nous sommes restés un mois, à l’arrêt. 
Là, on redémarre doucement. Comme ça a pris de l’eau, on a dû tout démonter pour tout réparer. C’est la première fois que je vois ça. C’est inquiétant car la rivière n’est pas très loin. On peut avoir une nouvelle intempérie. Ca peut arriver."
 déclare Will Sainte-Rose contrôleur technique automobile.

Zone d'activités de la Semair
La zone d'activités de la Semair au Robert ©Christine Cupit
Parmi les entreprises sinistrées, quelques-unes ont participé au séminaire sur la gestion des risques qui s’est tenu récemment au Marigot.
 Mais reste à régler la question de l’indemnisation.


"Maintenant, nous dressons un état des lieux avec les autres entrepreneurs sur le site. Nous attendons le classement, pour être indemnisés à hauteur de 650 000 euros, pour la plupart". confie Édouard Louis Arsène, directeur d’une société de construction immobilière.


Les entreprises ont entamé des démarches, pour se faire indemniser. 
Mais pour l’instant, aucune réponse.  


"On ne sait pas quand on sera remboursé, ni ce qui sera pris en charge. 
Nos assurances nous disent qu’il y a des délais de deux ans, pour être déclaré en catastrophe naturelle, si c’est le cas.
On ne sait pas à quelle sauce on sera mangé. Donc on fait nos déclarations, et on attend", annonce Ladislas Hayot, fabricant de panneaux isothermes.

 





Plus d’un mois après les intempéries, certaines entreprises n’ont pas totalement terminé de nettoyer et de réparer les dégâts occasionnés par le débordement de la rivière. 


Et c’est encore un long parcours du combattant qui les attend, avant d’obtenir ou pas une indemnisation pour état de catastrophe naturelle.

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