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Faible mobilisation contre la réduction des contrats aidés en Martinique

Conformément à sa politique de réduction des dépenses publiques et de lutte contre les fausses solutions au chômage, le gouvernement réduit le nombre de contrats aidés. Une décision ayant suscité une forte mobilisation il y a un an, mais qui passe comme une lettre à la poste cette rentrée.
 

Mobilisation contre la suppression des contrats aidés (jeudi 21 septembre 2017). © Christine Cupit
© Christine Cupit Mobilisation contre la suppression des contrats aidés (jeudi 21 septembre 2017).
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
Il est bien loin le temps de la contestation unitaire contre la suppression des contrats aidés. Les syndicalistes et les élus avaient obtenu un moratoire sur la suppression de ces emplois précaires. Faute de mieux, 3.000 personnes avaient pu être embauchées ou maintenues dans les établissements scolaires, les associations de solidarité, les clubs de sport, les communes et la CTM.
 

3 000 personnes échappant au chômage durant quelques mois 


En dépit de conditions de vie inconfortables, avec des salaires modiques de moins de 700 euros. Ces chômeurs sont obligés d’accepter des emplois qui ne correspondent pas forcément à leur formation ou à leurs souhaits. Notre économie n’est pas suffisamment dynamique et performante. Et nos entreprises ne peuvent pas embaucher au-delà de leurs besoins.

Les contrats aidés constituent donc un palliatif nécessaire mais insuffisant car notre système économique est à bout de souffle. Il ne parvient plus à satisfaire les aspirations d’une part croissante de la population. Une donnée parfaitement connue de nos responsables, locaux et nationaux.
 

À croire que le fatalisme nous sert de boussole


Pourtant, la révolution tarde à venir. Nous restons confinés dans une logique obsolète fondée sur un triptyque archaïque : exportations de banane ; importation de marchandises revendues à prix exorbitant ; crédits publics sans contrepartie d’activité.

Un constat largement connu. Pourtant, nous nous contentons de palliatifs, comme les contrats aidés, dont le nombre et l’enveloppe baissent, sans réaction notable. À croire que le fatalisme nous sert de boussole.
 

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