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Faillite de Thomas Cook : quelles répercussions pour les Antilles ?

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Thomas Cook
Une agence Thomas Cook en Grande-Bretagne ©France inter /Maxppp / Mark Fairhurst
Le plus ancien voyagiste du monde s’est déclaré en faillite lundi 23 septembre 2019. Aux Antilles, seul le Groupe Sainte-Claire de Guadeloupe exploitait cette marque commerciale, mais son agence de Baie-Mahault affirme "qu'il n’y aucun client en souffrance".

Chers clients,
C’est avec une grande tristesse et émotion que nous vous informons que le groupe Thomas Cook s’est déclaré en insolvabilité au Royaume Uni. En France, nous nous conformerons à ce que prévoit strictement la loi française dans un tel contexte(...).

C’est ce communiqué qui est désormais affiché sur la page internet de l’agence de voyage en ligne, après l'annonce de sa faillite.
 

Plus de Franchise Thomas Cook aux Antilles


Aux Antilles, après le groupe Roger-Albert en Martinique, c’est le groupe Sainte-Claire de Guadeloupe qui commercialisait la marque jusqu’alors, dont l’agence implantée à Baie-Mahault parle d’une "simple stratégie commerciale" et non de franchise. 

Nous sommes une agence indépendante et fort heureusement cela fait 5 ans que nous n’achetions plus rien chez TC, car leurs produits n’étaient plus adaptés à la Guadeloupe. Nous avions gardé l’enseigne pour la communication.

Idem en Guyane, où une seule agence (indépendante elle aussi) existe aux couleurs de Thomas Cook à Cayenne. A La Réunion, il y en a 7, lesquelles exploitaient le logo de la marque anglo-saxonne.
 

Un numéro d’urgence pour les voyageurs à rapatrier  


Dans son communiqué en ligne, Thomas Cook a ouvert un numéro d’urgence à disposition des quelques 600 000 passagers en souffrance partis en vacances dans le monde, via le voyagiste insolvable. C’est le 01 41 05 40 81.

"Nous ferons le maximum pour vous assister" promet l’agence en faillite, une information qui devrait rassurer quelque peu les clients des plus de 300 destinations vendues rien qu’aux Antilles par Thomas Cook, dans de grands complexes hôteliers tel que le groupe martiniquais Karibéa par exemple.
 

Coup dur à la veille de la haute saison


À l’approche de la haute saison touristique, cet échec de Thomas Cook pourrait occasionner un sérieux manque à gagner pour les professionnel de l’hôtellerie redoute Philippe Lecuyer, le président de Ziléa (Cluster du tourisme en Martinique).

C’est un gros tour opérateur qui amène une part non négligeable au bizness, entre 15 et 20% de la clientèle régulière.     

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