Le mystère de l’identité de Vaval, un secret bien gardé

société fort-de-france
Vaval 2020
Le mystère est bien gardé ©Martinique la 1ère
La confidentialité est de rigueur sur les traits du dieu du Carnaval qui sera exhibé durant les Jours gras dans les rues de Fort-de-France. Ce qui n’empêche pas quelques hypothèses sur son apparence.
 
Quelle sera l’effigie de Vaval 2020 ? Le mystère de la physionomie de Vaval est traditionnellement levé le Dimanche Gras, à Fort-de-France, tout du moins. Dans les autres communes, le dieu du Carnaval est tout aussi important, mais il est beaucoup moins médiatisé. A défaut de deviner par avance les traits du Vaval foyalais, risquons une suggestion.

Pour respecter la tradition de la transgression des normes et des règles comme il sied en cette période, nous proposons que Vaval représente un politique. Anonyme mais suffisamment représentatif de nos élus. Avec une particularité : la bouche occultée par un ruban adhésif, les yeux masqués par un foulard et un casque anti-bruit sur les oreilles. Ressemblant, non ?

Et justifié, vu leur silence général, à quelques exceptions près, sur la fermeture des écoles, sur la vie après le chlordécone ou sur l’expansion de la criminalité. La liste est trop longue des préoccupations des citoyens insuffisamment relayées par notre élite politique.
 

Vaval pourrait représenter un élu politique


Mais il y a peu de chances que Vaval soit grimé en élu politique. Certains se vexeraient d’être ainsi gentiment moqués, trop susceptibles. D’autres n’admettraient pas d’être ainsi joliment caricaturés, se prenant trop au sérieux. Pourtant, avant, c’était un honneur que d’être montré en bwabwa.

A Saint-Pierre, lieu de naissance du Carnaval, les hommes politiques étaient régulièrement l’objet de sarcasmes, de critiques ou, au contraire, de félicitations durant les Jours gras. Avant l’éruption volcanique catastrophique de 1902, le Dr. Lota, Marius Hurard, Ernest Deproge, entre autres chefs politiques, se prêtaient au jeu. Mais c’était avant.

De nos jours, il est malvenu d’ironiser. Nul n’osera comparer le carnaval avec la campagne électorale qui tombe en même temps, alors que quelques candidats aux fonctions de maire mériteraient la dénomination de bwabwa. Mais, en cette époque où le sérieux prime sur tout, il est interdit de le penser et encore moins de le dire
 
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