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France-Antilles : le procureur demande une reprise d'activité pour examiner l'offre de l'homme d'affaires Xavier Niel

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France-Antilles
le personnel de France-Antilles a soutenu les employés de l'imprimerie dans la fabrication du dernier journal ©Michel Joseph
Le liquidateur a reçu une offre de reprise de l'homme d'affaires Xavier Niel. Le procureur de la République demande (ce mardi 18 février 2020), au tribunal de commerce de commerce, une reprise des activités du groupe France-Antilles aux Antilles-Guyane, afin d'examiner cette offre surprise.
17 jours après la liquidation du groupe France-Antilles en Guyane, Guadeloupe et Martinique par le tribunal de commerce de Fort-de-France, les 235 salariés licenciés ont de quoi reprendre espoir . Tous étaient soumis à une procédure de licenciement suite à cette terrible décision. "Mais le dossier pourrait connaître un rebondissement important", annonce Rodolphe Lamy, représentant des salariés de France-Antilles Martinique.
 

Demande de poursuite d'activité jusqu'au 10 mars 2020


Un repreneur, l'homme d'affaires français Xavier Niel, se serait manifesté auprès du liquidateur. Il est considéré comme "crédible".

Afin de permettre à cette offre d'être déposée, le procureur de la République vient d'effectuer une requête (lundi 17 février 2020), dans laquelle il sollicite le tribunal de commerce pour une poursuite d'activité jusqu'au 10 mars 2020, pour les sociétés :
  • SAS France-Antilles
  • SASU France-Antilles Guyane Management Services
  • SNC Portage Diffusion
  • SAS FA Media Martinique
  • SAS FA Media Guadeloupe
  • SAS FA Media Guyane
Cette requête déposée auprès du greffe du tribunal sera examinée ce mardi 18 février 2020 à 14 heures, par le tribunal de commerce. Si le tribunal accepte cette demande, la procédure de licenciement en cours devrait être suspendue.

"En revanche, même si le tribunal prononce une poursuite d'activité pour des questions de forme purement juridiques, les salariés, eux, n'auront pas à reprendre leur poste de travail dans cet intermède. Ils devraient être dispensés d'activités mais les salaires du 1er au 29 février seront intégralement versés. Pour le mois de mars, nous n'avons pas encore eu de précisions sur la prise en charge des salaires", résume Rodolphe Lamy.

Cette offre "d'un candidat crédible à la reprise des activités", estime le procureur de la République, permettrait de poursuivre une activité de presse quotidienne sur certains des territoires concernés mais également "la reprise d'un nombre significatif de salariés".

Il ne faut pas se réjouir trop vite (Rodolphe Lamy)


Les représentants des salariés saluent ce rebondissement. Ils donnent un avis favorable au projet avec quelques réserves sur le projet ou le volet social.

"À ce stade, même s'il existe une lettre d'un repreneur et que les instances judiciaires, compte tenu de l'enjeu social et médiatique, souhaitent se donner toutes les chances, il ne faut pas se réjouir trop vite. Le projet de reprise n'a pas été détaillé et pas présenté aux IRP (Instances Représentatives du Personnel),  ni même au mandataire judiciaire", constate Rodolphe Lamy.