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France-Antilles : ultime espoir des salariés du journal ce mardi 14 janvier 2020

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France Antilles
Immeuble France-Antilles Martinique ©Guy Etienne
Le tribunal de commerce de Fort-de-France se penche à nouveau sur le dossier France-Antilles ce mardi 14 janvier 2020. Le dernier espoir du personnel repose sur l’actionnaire actuel (AJR participation), lequel prévoit la sauvegarde de 125 postes sur 236.
L’inquiétude est au maximum chez les salariés de France-Antilles de Guadeloupe, Martinique et Guyane, dont le sort définitif devrait se jouer ce mardi 14 janvier 2020. Le tribunal mixte de commerce a examiné ce matin l'offre de reprise du journal, présentée par AJR participation.
France Antilles/Guyane
L’actuel actionnaire propose le maintien de 125 postes sur les 236 en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique d’après l’administrateur judiciaire en charge du dossier. Ce dernier a rencontré le personnel ce lundi 13 janvier, pour faire le point sur les hypothèses qui se dessinent.
Mais les salariés ne sont pas entièrement satisfaits des modalités de reprise proposée. 

L'avocat des salariés de France Antilles, Me Célénice interviewé oar Franck-Edmond Mariette à 12 h 30 aujourd'hui. 


Offre tardive


Une seconde offre avait été formulée au dernier moment (le 11 janvier 2020). C’est celle du martiniquais Patrick Jean-Gélie, président de "Passionis International". 
Cette société immatriculée au Luxembourg, est spécialisée dans la production, l’achat et la vente de matières premières (pétrole, minéraux et métaux précieux). Loin du profil d’un patron de presse, cette proposition n’a pas été prise en compte, faute de précision sur le modèle économique envisagé selon Christophe Laventure, membre du Comité d’Entreprise de l’agence de Martinique.

En définitive, c’est l’offre de l’actionnaire actuel qui reste sur la table, même si les salariés sont sceptiques, d’autant que le financement n’est pas bouclé 
 

Dernier sursis ou liquidation ?


Soit le tribunal de commerce considère que l’offre d’AJR participation est recevable, auquel cas un sursis d’environ une semaine pourrait lui être accordé, le temps de faire l’appoint, car il manque 1,3 millions d’euros dans le plan de financement pour qu’il soit viable.

L'impression des journaux serait positionnée 

Soit la liquidation est prononcée après plusieurs renvois. Le cas échéant, un plan social serait acté. Se posera alors la problématique de reconversion des salariés qui croient encore en l’avenir de leur quotidien.

Commentaires de Rodolphe Lamy, représentant du personnel en Martinique, au micro de Fabrice Defrémont.

Rodolphe Lamy de France-Antilles

AJR mise sur le numérique


Dans l’hypothèse d’une poursuite de l’activité, l’offre d’AJR portée par Aude Jacques-Ruettard, (nièce de Philippe Hersant, patron du groupe Hersant Media GHM – ex France Antilles), serait favorable à une stratégie orientée principalement vers une édition numérique, parallèlement à un tri-hebdomadaire destiné aux fidèles du journal papier.
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