En France comme en Australie, le foot est un sport d’immigrés

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Joueurs équipe de France
Quelques joueurs de l'équipe de France dont Paul Pogba ©FFF
Les sélections des Bleus et des Soccerros ont en commun d’être composées d’une majorité de joueurs dont les parents viennent de l’étranger. Preuve supplémentaire de la formidable capacité d’intégration recélée par le football.
Le football est un sport d’immigrés. Pour être précis : de fils ou de petit-fils d’immigrés. C’est typiquement le cas pour la France et l’Australie. Ces deux sélections comptent parmi celles comptant le plus grand nombre de joueurs dont au moins un parent vient d'ailleurs.

"Le camerounais Samuel Umtiti donne le ballon à l'angolais Blaise Matuidi qui fait la passe au togolais Corentin Toliso, qui le détourne pour le malien N'golo Kanté, le malien donne le ballon au camerounais M'bappé puis au malien Dembélé, dribble du malien et passe décisive au guinéen Paul Pogba et..... Buttttt pour la FRANCE". (steveceleste sur Whatsapp). 


Pour les Bleus, 18 des 23 sélectionnés ont un père ou une mère natifs d’Afrique noire, d’Afrique du nord, d’autres pays d’Europe ou de l’outre-mer français. Pour les Socceroos d'Australie,  au moins 12 joueurs sont dans ce cas.

Dans ces deux pays, le même phénomène est observé : le niveau du football pratiqué dans le pays d’accueil des immigrés a été relevé par l’apport de joueurs d’origine étrangère. En France, l’arrivée de footballeurs nés en Afrique ou dans les DOM-TOM dans les années 1970 et 1980 a été déterminante à cet égard. Marius Trésor, Gérard Janvion, Jacques Zimacko, Jean-Pierre Adams, Luc Sonor ou encore Jocelyn Angloma ont ouvert la voie à d’autres, nés en France continentale, une à deux décennies plus tard.
France-Australie
Trent Sainsbury et ses coéquipiers ont posé d'énormes problèmes à l'équipe du France, samedi 16 juin à Kazan (Russie) ©(JORGE SILVA / REUTERS)
En Australie, le football a tardé à s’implanter dans un pays de rugby et de cricket. Il s’est imposé durant la période de forte immigration, de 1945 à 1965, avec l’arrivée de 2 millions d’étrangers. La sélection de 2018 est bâtie autour de leurs descendants venus de l’ex-Yougoslavie, de Grèce, d’Italie, des Pays-Bas, de Chypre et même du Liban.

Où est le problème ? Nulle part. S’il fallait illustrer les vertus d’intégration sociale et culturelle du football, l’Australie et la France en sont des exemples frappants.