publicité

Les fruits tropicaux rares : une solution pour la diversification agricole

Sur son site de Presqu’île à Saint-Joseph, les techniciens de la FREDON cultivent des espèces de fruits tropicaux rares. En phase expérimentale pour le moment, ils informent les agriculteurs et ont tout même sollicité des transformateurs pour proposer des produits dérivés.

La FREDON a ouvert ses portes aux agriculteurs. © Christine Cupit
© Christine Cupit La FREDON a ouvert ses portes aux agriculteurs.
  • Christine Cupit
  • Publié le
De couleur jaune et de forme ronde ou ovale, visuellement, mais aussi au goût la coronille ressemble à la goyave. "On l'appelle également goyavier du Costa Rica", précise Bénédicte Gervais, chargée de mission à la Fredon.
Les coronilles ressemblent aux goyaves. © Christine Cupit
© Christine Cupit Les coronilles ressemblent aux goyaves.
Elle fait visiter une plantation de coronilles, à des producteurs agricoles et des collectionneurs. 

La culture de ce fruit originaire d’Amérique centrale est encore à ses balbutiements, en Martinique. "Le CIRAD également l'a implanté à la Martinique dans les années 90. C'était pour faire des essais de greffes de goyaviers. La coronille est moins sensible au nématode (vers ronds) que la goyave. Greffé la goyave dessus faisait que la durée de vie des cultures de goyaviers était plus longue", ajoute-t-elle. 



De nombreux fuits rares


Sur son exploitation de Presqu’île, à Saint-Joseph, la Fredon cultive exclusivement, des fruits tropicaux rares, comme l’abricot pays.

"Nous avons un hectare planté en abricotiers avec dix variétés sélectionnées. D'abord ça a été fait par le Cirad et nous avons continué en reprenant la parcelle à exploiter cette surface et ces abricotiers afin de connaître les avantages et inconvénients qu'on peut trouver à en produire", Jean Claude Gertrude responsable du site.



Ces arbres fruitiers existent chez nous, depuis de nombreuses années. On en retrouve quelques-uns dans les jardins familiaux. Mais ils n’ont pas été cultivés à grande échelle. 
"Nous notre but c'est de collecter des données agronomique technique économique sur les productions de ces fruitiers pour pouvoir transmettre aux agriculteurs des fiches techniques avec tout ce qu'il faut pour qu'ils sachent comment planter, quand et quoi faire de leur fruit", insiste Bénédicte Gervais, chargée de mission à la Fredon.

Des produits dérivés



La Fredon travaille déjà avec des transformateurs pour proposer des produits dérivés, à partir de fruits rares.
 La Fredon fonde également beaucoup d’espoirs, sur la barbadine, excellente alternative à la christophine qui ne pousse que 6 mois dans l’année.

Les agriculteurs reçoivent des plants de barbadine, une alternative à la christophine. © Christine Cupit
© Christine Cupit Les agriculteurs reçoivent des plants de barbadine, une alternative à la christophine.
Jean Claude Gertrude envisage de la développer dans le nord de l’île. 
"L'avantage qu'il y a au niveau de la barbadine, c'est qu'il pourra l'exploiter différemment encore. C'est-à-dire ce qu'on fait avec la christophine. La transformation de ce fruit va nous apporter plein d'ouverture. C'est à dire autant en transformation en jus et qui a une épaisseur de pulpe quand même non négligeable et même plus épaisse que la christophine". 



L’objectif de la Fredon est de diversifier au maximum la production agricole locale, afin que l’on retrouve un large panel de fruits dans nos vergers, et sur les étals de nos marchés.
1 527 784 065

Sur le même thème

L'actualité la 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play