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Les habitants et l’Assaupamar réclament l’arrêt définitif du chantier de la Jambette à Saint-Joseph

Riverains et écologistes se sont une nouvelle fois rassemblés samedi (4 mars), devant l’entrée du chantier de construction immobilier situé le long de la rivière La Jambette (Saint-Joseph). Cette parcelle, initialement agricole, a été déclassée en zone urbanisée par la municipalité joséphine.

Manifestation des membres et sympathisants des écologistes de l'Assaupamar (samedi 4 mars 2017 à Saint-Joseph) © C.Cupit
© C.Cupit Manifestation des membres et sympathisants des écologistes de l'Assaupamar (samedi 4 mars 2017 à Saint-Joseph)
  • Christine Cupit
  • Publié le , mis à jour le
Ce samedi matin (4 mars 2017), écologistes de L'Assaupamar et riverains se sont une nouvelle fois rassemblés, devant l’entrée du chantier de construction immobilier : 175 logements et un hôtel de plus de 100 chambres sur un terrain de 17 hectares, situé le long de la rivière La Jambette et à proximité d’une mare. Cette parcelle, initialement agricole, a été déclassée en zone urbanisée par la municipalité joséphine, ce que contestent les riverains.

Les plus anciens habitants du quartier Jambette depuis plus de 30 ans. Et c’est avec une pointe de nostalgie qu’ils se remémorent l’époque où l’urbanisation n’avait pas encore laissé son empreinte. Mais le lancement du chantier de construction immobilier, le long de la rivière, a fondamentalement changé la donne. "Il y a la pollution de la rivière La jambette qui traverse nos propriétés ; pollution dûe au rejet des déchets de la centrale à béton", explique Yves Emmanuel-Emile, porte parole du collectif des habitants.
 

Les habitants réclament l'arrêt définitif du chantier

Autre source d’inquiétude pour les riverains : un remblais d’une dizaine de mètres de hauteur, érigé en bordure de la rivière, et qui risque de s’affaisser à tout moment, car le sol est loin d’être stable dans cette zone. "C’est tout le quartier qui est concerné par la fragilité des sols. Le remblais que vous voyez, a été fait sur un sol protégé, classé rouge".
 
Les riverains et les écologistes de l’Assaupamar, estiment que ce projet comporte de nombreuses irrégularités. "Le plan d'urbanisme de Saint-Joseph dit clairement qu’il faut relier toute construction à une station d’épuration, notamment celle de Gaigneron. C’est prévu pour 2025. Alors quel est le plan d’assainissement là ? Où vont-ils envoyer les eaux usées et pluviales ? Il y a une rivière, il y a une mare. On a complètement détruit l’environnement, juste pour de la spéculation immobilière", s'indigne Olivier Bérisson, Président de l’Assaupamar.

Actuellement, les travaux sont suspendus. Mais les habitants et l’Assaupamar réclament l’arrêt total et définitif du chantier, avec remise en état du site. 

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