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Il y a 28 ans, le chanteur flûtiste Eugène Mona tirait sa révérence

musique
Eugène Mona
L'instrument de prédilection d'Eugène Mona était la flûte des mornes. ©MARTINIQUE 1ERE
21 septembre 1991, la nouvelle ébranlait la Martinique, l'artiste flûtiste aux pieds nus, ce grand Nègre descendu des mornes, Eugène Mona, quittait la scène victime d'un accident vasculaire cérébral (AVC). 28 ans après, le pays continue à valoriser l'héritage qu'il a laissé.
Eugène Mona de son vrai nom Georges Nilecam est une figure patrimoniale de la musique des mornes. Mort à 48 ans d'une congestion cérébrale, suite à une altercation de voisinage, ce génie a marqué de façon indélébile l'échiquier musical traditionnel martiniquais.Il a commencé très jeune à se produire dans les fêtes patronales avant de se révéler dans un concours de la chanson créole.
 

Une voix exceptionnelle 

 

Mona avait une grande tessiture vocale et savait transformer la flûte et lui donner vie. Il avait à coeur de démontrer la puissance et l'universalité de la musique martiniquaise. Pour ce faire, il employait des mots forts, des allégories et des symbolismes.. Ce "guerrier" puisait ses racines dans un "tambou seryé" pour sortir un "Mi Back" ou un"bwa brillé" (ses disques).

Un riche  héritage


Le chanteur à la voix puissante, a laissé un héritage incommensurable avec des textes qui émeuvent et une musique qui envoûte, séduit et traverse le temps. 28 ans se sont écoulés et les artistes se sont relayés pour pérenniser les oeuvres de l'artiste, Max Téléphe, Amiral T, E.sy Kennenga, l'un des héritiers est son fils Max Mona. Il ouvre la bouche, empoigne la flûte, pousse un éclat de rire, tape du pied, on revoit Mona, l'éveilleur de consciences...

(Re)voir le magazine "sur les traces de Mona" réalisé par Nathalie Glaudon.
28 ans après, la musique du grand maître Eugène Mona est toujours vivace.
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