Incident à la distillerie JM : quatre manifestants déférés

justice
Militants devant le palais de justice
Personnes venues soutenir les manifestants déférés. ©Christine Cupit

Des personnes sont présentes dans le calme devant le Palais de justice de Fort-de-France ce jeudi 4 mars 2021. Le "Komité du 13 Janvier" avait appelé à soutenir les 4 manifestants impliqués dans les événements de la boutique de la distillerie JM le 12 février 2021.

Ils sont 4 prévenus à avoir été déférés ce jeudi matin (4 mars 2021) devant le procureur de la République.

Selon leurs avocats, les manifestants "risquent le placement sous surveillance électronique (bracelets détention) ou la liberté conditionnelle avec obligation de signer au commissariat. Peu de probabilités pour de la prison car il y aurait un risque d'attiser les tensions déjà vives". 

Une présentation qui fait suite à leur garde à vue, hier (mercredi 3 mars 2021), dans les gendarmeries du Robert et de Trinité suite aux dégradations de la boutique de la distillerie JM, au Macouba.
Les manifestants reprochent à la marque de faire l'apologie de l'esclavage en conservant un logo qui affiche "le pavillon esclavagiste" aux quatre serpents et des "scènes esclavagistes" sur l'étiquette des bouteilles de rhum.

Une manifestation de soutien 


À l'appel du "Komité du 13 Janvier", quelques personnes, en grande majorité des mères et des grands-mères, sont venues soutenir les manifestants devant le Palais de justice de Fort-de-France. 

Depuis 2017, il est question d’enlever les signes ostentatoires qui mettent en avant tous ces crimes. Nous sommes en 2021, JM n’a rien enlevé du tout.

 

Nous sommes allés à la boutique avec une bonne intention, avec un papier. Une action qui avait déjà été faite à Depaz, à l’aéroport où les gens ont accepté qu’ils sont hors la loi.

 

Beaucoup de gens se posent des questions, mais pourquoi un mouvement si violent ? Mais moi qui suis une femme qui prône la non-violence, à vous peut-être qui n’appréciez pas les méthodes que nous sommes en train d’appliquer. Mais nous n’avons pas le choix.

Le combat il est légitime parce que je suis inquiète pour l’avenir de mes petits-enfants.

Une femme venue en soutien

Militants devant le palais de justice
Personnes en soutien devant le Palais de justice de Fort-de-France. ©Christine Cupit

 

Les Outre-mer en continu
Accéder au live