Ingrid Jean-Baptiste, un rêve américain devenu réalité

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Ingrid Jean-Baptiste
Ingrid Jean-Baptiste membre du jury du 8ème prix de court (Martinique) ©CAP/Facebook
Organisatrice d'un festival de cinéma à succès aux États-Unis, Ingrid Jean-Baptiste a reçu l'un des cinq Trophées des Français de l'étranger, la nuit dernière (7 mars), à Paris. Une distinction qui vient récompenser le parcours atypique de cette ancienne actrice d'origine martiniquaise.
Qui aurait pu prédire qu'Ingrid Jean-Baptiste deviendrait l'organisatrice d'un des festivals de cinéma les plus courus des États-Unis ? Même l'intéressée semble encore surprise de cette ascension fulgurante. Il faut dire que son parcours ne la prédestinait pas vraiment à cette carrière.

De la Sorbonne à New-York

Titulaire d'une Licence en Histoire à la Sorbonne (Paris), puis journaliste dans la capitale française pendant un an et demi, la jeune fille s'installe à New-York en 2010. Là-bas, elle suit une formation d'actrice. Tout se passe pour le mieux, jusqu'à un grave accident de voiture, deux ans plus tard. Ingrid s'en sort avec des côtes cassées et une colonne vertébrale fracturée. Durant sa convalescence, la jeune femme se lance un nouveau défi : monter son propre festival de films.

Un succès immédiat

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Grâce à sa mère, co-fondatrice de l'association, elle persuade réalisateurs et producteurs de participer au Chelseafilm Festival, qui récompense les meilleures productions indépendantes du monde entier. Et beaucoup adhèrent. De dix-sept films en compétition lors de la première édition, il y a cinq ans, on est passé à quatre-vingt dix films, l'an dernier. Preuve que ça fonctionne : Ingrid peut compter sur plusieurs sponsors et le soutien de la mairie de New-York. Ils financent jusqu'à 80% de la manifestation.

Bientôt la Martinique ?

Prochaine étape pour la jeune entrepreneuse : créer un festival similaire en Martinique, pour faciliter les échanges entre, dit-elle, "une jeunesse locale dynamique" et le reste du monde, et promouvoir à terme, le cinéma martiniquais. Un vœu pieux, pour l'instant. Aucune discussion n'a encore été engagée avec les acteurs du secteur. 
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