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Isaac a joué avec nos nerfs et notre argent

cyclones
Préfet et équipe secours
Le préfet Franck Robine (au centre), entouré des responsables de la sécurité en Martinique lors de l'alerte à la tempête Isaac. ©Martinique La 1ère
La tempête tropicale "Isaac" n’a finalement pas frappé la Martinique. La journée de jeudi a été vécue par certains comme une paralysie injustifiée du pays. Ont-ils totalement tort de critiquer la décision du préfet de décréter le niveau de vigilance rouge aussi tôt ?
 
En attendant "Isaac", le préfet en a-t-il trop fait ? La presse a-t-elle exagéré l’importance de cette tempête tropicale ? Des critiques émises car la perturbation annoncée n’est jamais arrivée sur nos côtes. Certains doutent de la fiabilité des prévisions de Météo-France. Sachant que le préfet décide du niveau de vigilance selon les analyses des experts du climat, ces prévisions sont capitales.
 

Les prévisions météorologiques sont complexes à l’échelle de nos minuscules îles


D’autres se demandent s’il est nécessaire d’ordonner l’interdiction de toute activité économique et sociale aussi longtemps avant l’arrivée du phénomène. Sachant que les entreprises n’ont pas forcément les moyens d’amortir les pertes sèches de marchandises ou de trésorerie, notre dynamisme économique en prend un coup.

Il convient de rappeler que la Martinique a été placée en état d’alerte tout comme la Guadeloupe, Sainte-Lucie et Dominique. Il importe de souligner que, même si elles peuvent être améliorées, les prévisions météorologiques sont complexes à l’échelle de nos minuscules îles éparpillées dans le vaste océan. Un phénomène naturel est partiellement imprévisible ; par nature. Bien entendu, les mêmes qui critiquent le préfet pour sa prudence auraient crié au scandale si la tempête avait créé des dégâts et provoqué des victimes.Au-delà de cette controverse, il convient de se poser d’autres questions. Par exemple : est-il obligatoire de traiter une entreprise de la même façon qu’une école ? Ne faut-il pas des réponses adaptées à chaque situation ou pour chaque catégorie de population ? Ne convient-il pas d’imaginer des solutions différentes à des situations différentes ? Qui va dédommager les entreprises et les artisans ayant perdu une journée de production ?
Autant de réflexions à développer. Avant la fin de la saison des ouragans ou la prochaine ?
 
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