L'épidémie de coronavirus semble regagner du terrain en Martinique

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Couloir de l'hôpital
Couloir de l'hôpital Pierre Zobda Quitman à Fort-de-France. ©Martinique la 1ère
Les chiffres diffusés ce vendredi matin (8 octobre 2021) par la préfecture confirment une remontée du taux d'incidence (155 à ce jour contre 131 en début de semaine).

Quand l'épidémie de Covid-19 gagne du terrain, on entend beaucoup parler du taux d'incidence. Il s'agit du nombre de nouveaux malades sur une période donnée (c'est ce qu'on appelle l'incidence), rapporté à une population donnée (ce qui en fait un taux). 

►Le calcul s'effectue en prenant le nombre de nouveaux cas détectés sur les sept derniers jours, en le divisant par la population du territoire puis on le multiplie par 100 000.

Vendredi 8 octobre 2021, le taux d'incidence est de 155 pour la Martinique d'après les chiffres publiés dans le communiqué quotidien avec en-tête de la préfecture, l'Agence Régionale de Santé et Santé Publique France.

 

Les derniers points épidémiologiques montrent l'augmentation du taux d'incidence en Martinique depuis le début de la semaine :

Lundi 4 octobre : 131

Mardi 5 octobre : 133

Mercredi 6 octobre : 134

Jeudi 7 octobre:  145

Vendredi 8 octobre : 155 

Ces taux dépassent le seuil d'alerte qui est de 50.

C’est à cause de cette remontée que le couvre-feu n'a pas été levé. Avec cette mesure, il augmente depuis plusieurs jours et si le couvre-feu est levé il augmentera davantage. 

Communication de la préfecture de Martinique

 

L'épidémie circule en Martinique dans un contexte tendu où le taux de vaccination est pour l'instant de moins de 35%. Les réticences au vaccin sont fortes notamment chez le personnel soignant pour lequel l'obligation vaccinale sera obligatoire dès le 11 octobre 2021.

Je suis très ennuyé par ce qui se passe.

 

J'entends qu'il y a une vraie crainte par rapport au virus, mais une volonté de lutter contre l'obligation vaccinale.

 

Nous, nous voyons une stagnation de la diminution du virus . Nous avons de nouveau des patients qui rentrent en réanimation. Sans le vaccin on ne voit pas bien comment nous pouvons nous en sortir.

 

Le législateur, les gens que nous avons élus, les élus du peuple, ont voté pour cette obligation vaccinale, maintenant on se doit de la mettre en œuvre 

Benjamin Garel, directeur du Centre Hospitalier Universitaire de Martinique