L'extension envisagée de la capacité de mouillage au Marin suscite l'opposition

environnement
La marina du Marin
Les opposants rassemblés à la marina du Marin (17 décembre 2020). ©Martinique la 1ère

Les opposants à une extension de la capacité de mouillage dans la baie du Marin se font entendre. Ce matin (17 décembre 2020), ils se sont rendus à la capitainerie de la ville, pour expliquer leur désaccord en mettant en avant les risques environnementaux, notamment pour la mangrove.

Une zone de mouillage et d’équipements légers. C'est la solution préconisée par l’État pour désengorger le port du Marin, déjà saturée. La baie accueille en ce moment des centaines de bateaux, qui ne respectent pas toujours les règles. 

Plusieurs mouvements politiques et associatifs se sont rendus ce matin, à la capitainerie du Port du Marin pour dénoncer le projet. Et ils y ont rencontré le directeur du site, venu spontanément à leur rencontre et qui a fait une mise au point.

(Re)voir notre reportage avec les images de Guillaume Bacoul.

Polémique sur l'extension de la baie du Marin

Interviennent dans ce résumé :

Rosalie Gaschette (présidente ASSAUPAMAR (ASsociation de SAUvegarde du PAtrimoine MArtiniquais)

Simon Jean-Joseph (directeur de la SAEPP du Marin)

Annie Hamou (élue opposition ville de Sainte-Anne).

Marina du Marin
Marina du Marin. ©Martinique la 1ère

À Sainte-Anne, majorité et opposition sont d'accord

 

Le projet serait donc une extension qui concernera les communes du Marin et de Sainte-Anne. 165 nouveaux corps morts pour augmenter l’accueil des bateaux. C’est la commune de Sainte-Anne qui serait davantage mise à contribution avec une superficie de 102 000 mètres carrés, et une centaine de points d’attache.

Impensable pour Jean-Michel Gémieux, le maire Sainte-Anne. Il veut préserver la mangrove, matrice nourricière pour la cinquantaine de marins-pêcheurs de sa commune. Et dans ce combat-là, l’opposition est en phase avec lui.

De plus en plus de voix se font donc entendre quant à cette extension envisagée, notamment à travers une consultation publique en cours en mairie, jusqu’au 20 décembre 2020.

Un choix crucial entre laisser en l’état un mouillage pas légal et agressif pour le milieu marin, et une extension censée donner un cadre, mais "qui modifierait considérablement la baie du Marin, au détriment de l’environnement" déclarent les opposants.