L'impact persistant de la crise de 2008 sur le tourisme dans la Caraïbe

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Plage de la Barbade
Barbade, plage de sable fin ©Maurice NAGOU
La Caraïbe subit encore les effets de la crise financière mondiale de 2008. Le secrétaire général de l'Organisation caraïbéenne du Tourisme, Hugh Riley, en est convaincu. Interrogé sur une radio barbadienne, il a estimé que les conséquences de la crise se font toujours sentir.
La Caraïbe subit encore les effets de la crise financière mondiale de 2008. Le secrétaire général de l'Organisation caribéenne du Tourisme, Hugh Riley, en est convaincu. Selon lui, le nombre de visiteurs n’a cessé d'augmenter mais le niveau de recettes générées est resté faible au cours des six ou sept dernières années. C’est seulement maintenant que commence à s’opérer le rattrapage. "Quand un événement fait chuter les recettes précipitamment dans le secteur, les experts s’accordent à dire qu'il faut au moins cinq à sept ans pour revenir au niveau où elles devraient être vraiment", a-t-il fait remarquer.
 

Il n’y a pas que la crise financière de 2008-2009 

La directrice de l’autorité barbadienne du tourisme, Kerry Hall, fait une autre analyse de la situation. Pour elle, la crise n’est pas l’unique cause de la perte de vitesse de l’industrie touristique caribéenne, ces dernières années. "Le manque d'investissements pérennes dans les infrastructures fait que l’on propose aujourd’hui aux visiteurs un "produit fatigué".
 
Pour Kerry Hall, l’offre caribéenne est vieillissante, à cause des contraintes physiques de beaucoup d’îles et des traces laissées par la récession. Face à cela, de nombreuses destinations émergentes, ailleurs dans le monde, proposent un produit de qualité supérieure à un prix plus rentable.
 
"Pour réinventer et rafraîchir l’offre touristique caribéenne, il faudra relancer l'investissement dans le secteur", a déclaré Kerry Hall, qui sait toutefois que cela peut prendre beaucoup de temps. Selon elle, "la Caraïbe doit tout mettre en œuvre pour rester compétitive, dans un contexte de concurrence extrême et surtout dans l’environnement probablement le plus volatile de l'histoire de l'industrie du tourisme de la zone".


Source : CanaNews