La chaîne locale de Martinique ViàATV envahie par des militants

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Occupation Via ATV
©Facebook

Différents collectifs se sont introduits de force dans un des parkings de la chaîne de télévision ViàATV mardi 29 décembre 2020 en début de soirée. La chaîne locale a décidé de retransmettre en direct leur intervention.

Le "Kollektif Jistiss Matinik", le "Collectif zéro chlordecone zéro Poison", l'association écologique "Assaupamar", le "Collectif vivre liberté de respirer" et l'association "Avca" ont mené une action coup de poing mardi 29 décembre. Aux alentours de 18h30, plusieurs militants ont réussi à pénétrer de force à ViàATV. 

Ils se sont arrêtés au premier parking du site, après des échanges houleux avec le personnel. 

L'organisation d'un débat à l'antenne


Les activistes estiment que la crise sanitaire liée au Covid a été source "de manipulations et de mensonges autour du futur vaccin". Autre revendication souhaitée, l'organisation de débats sur la situation. De plus ils veulent savoir comment les fonds récoltés lors du sauvetage de la chaîne ont été utilisés, plusieurs personnes demandant " où sont passés les 700 000 euros des Martiniquais ? ".

Un dialogue de sourds s'est alors installé. Les militants réclamant des explications alors que les personnes travaillant sur place dénoncent le fait qu'ils soient rentrés en force dans une propriété privée. " On ne rentre pas comme ça de force chez les gens", hurlent-ils.  

Ils poursuivent en dénonçant le traitement médiatique. Pour eux, les médias "ne disent pas la vérité". Pour corriger cela, ils souhaitaient tous intervenir en direct dans le journal.

La direction de la chaîne a accepté en partie cette dernière requête. 

Les militants ont été invités à se rendre dans le hall de la station, et que leur intervention soit filmée en direct sur les réseaux sociaux de la chaîne.

Le Club Presse Martinique a réagi a cette intrusion par voie de communiqué.

Communiqué Club Presse Martinique intrusion ViaATV


Le bureau "conteste vigoureusement contre une attitude qui n’honore aucune cause sociale, politique ou sociétale" et "déplore le non respect de la liberté d’information et l’indépendance des journalistes, garantes de la démocratie et du vivre ensemble". 

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