La chanteuse haïtienne Ymelda Marie-Louise honore les divinités féminines

La chanteuse haïtienne Ymelda Marie-Louise.

Le spectacle "Écho des divinités", (Vendredi 8 janvier 2021) alliant art visuel, art musical, lumières et chants, permettra à Ymelda Marie-Louise d'honorer les déesses afro descendantes à Fort-de-France. La mise en scène est signée Jean Erns Marie-Louise.

Tropiques Atrium nous propose ce vendredi 8 janvier 202, une création originale faisant appel à des artistes pluridisciplinaires d'horizon divers.

Ils sont 4, Ghassen Fendri (guitariste-compositeur-arrangeur), Ymelda Marie-Louise (chanteuse-compositrice), Lionel Lauret (plasticien en charge des lumières) et Jean-Erns Marie-Louise le metteur en scène.

"Echos des divinités" est une découverte du sacré féminin et des déesses à travers un judicieux mélange de textes ponctué de musiques ritualisées et rythmées aux sons des tambours traditionnels.

Une démarche artistique de connaissance et de transmission

 

Dans les religions dominantes (Christianisme, Judaïsme, Islam), les femmes sont exclues dans le positionnement de puissance. Or dans de nombreuses mythologies grecques ou romaines, dans la culture indienne et en Haïti, on les retrouve en divinités.

Les Africains déportés en esclavage, avaient l’interdiction de pratiquer leur culte et obligation épouser la religion du colonisateur. En Haïti, les afro descendants ont trouvé des artifices pour transmettre les rituels animistes et vénérer leurs dieux.

Un foisonnement de déesses 

 

Parmi les figures abordées :  la vierge Marie, "Manman dlo" divinité animiste représentant l’esprit des mers et rivières. Certains pêcheurs martiniquais l’invoquent avant d’aller en mer, "Erzulie Freda Dahomey" personnage sensuel, symbole d’amour dans le vaudou et "Erzulie Dantor" force  étonnante au service des enfants.

Une autre figure emblématique "Yémaya" la déesse protectrice des femmes enceintes, mère de tous les Saints qu’on retrouve dans la santerria cubaine sera évoquée, tout comme "Maria Lionza du Vénézuéla, incarnation de 3 puissances, mais aussi image parfaite du métissage vénézuélien avec ses 3 composantes blanche, amérindienne et noire.

Enfin "Manman Brigitte" divinité de la mort, l’épouse de Baron Samedi, sera aussi d’actualité.

Le guide vocale, Ymelda sera la grande prêtresse, le metteur en scène Jean Erns Marie Louise le narrateur, les lumières sont ficelées par Lionel Lauret originaire de la Réunion et la musique de Ghassen Fendri.

Ils se promettent de  transporter le public dans le temps, dans l'espace et dans les profondeurs de la culture caribéenne, afin d'écouter les échos des divinités.