La cote de popularité des politiques indexée à la crise sanitaire

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Les élus de la CTM
Les élus de la CTM en plénière le 2 octobre 2020. ©CTM

La persistance pour de longs mois de la pandémie provoquée par le virus Covid-19 risque d’affecter le bilan et l'indice populaire de satisfaction de nos dirigeants locaux et nationaux.

Et si la gestion de la crise sanitaire devenait le critère décisif pour juger le bilan de nos gouvernants ? Dans six mois, la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique), aura terminé son premier mandat. Que restera-t-il de la promesse de ses élus de faire mieux qu’auparavant avec le conseil général et le conseil régional ? C’est ce message qui nous a été vendu pour mettre en place la nouvelle collectivité unique.

Dans seize mois, le président de la République aura achevé son quinquennat. Que subsistera-t-il de l’intention initiale du quinquennat d’Emmanuel Macron d’enclencher la transformation de la France ? C’est ce projet qui nous a été présenté pour impulser une nouvelle dynamique au pays entier.

Or, depuis un an, l’épidémie de Covid-19 a renversé l’ordre des priorités. Le virus a imposé son rythme à l’agenda politique. Le pire, c’est que nul ne peut prévoir la fin de la pandémie planétaire. Et tout indique que cette année 2021 sera fortement marquée par les restrictions portées aux libertés individuelles et les remises en cause de nos habitudes de vie que nous avons subi tout au long de l’année dernière.

Un bilan lié à la circulation du virus Covid-19

 

En outre, tous les effets de la crise économique ne sont pas encore connus. La multiplication des faillites d’entreprises, l’augmentation du chômage, le ralentissement de la consommation, le report des investissements, la baisse de la production sont autant de signes négatifs de la persistance de la crise sanitaire.

Dès lors, dans quelle mesure nos responsables politiques pourront-ils tirer profit de leur action résolue visant à limiter l’impact de cette crise multiforme ? L’opinion publique va-t-elle mettre au crédit de nos dirigeants l’énergie et les moyens déployés contre les effets de l’épidémie ? En ce sens, les prochaines élections - territoriales en 2021 et présidentielle en 2022 – pourraient servir de référendum d’approbation ou de rejet des stratégies suivies par les dirigeants au pouvoir.

La gestion de la crise n’était pas incluse dans les programmes des candidats. Il reste à savoir s’ils pourront profiter de cette séquence pour faire grimper leur cote de popularité. Ou si, au contraire, leur impuissance relative sera mise à leur débit et profitera à leurs opposants. Mine de rien, c’est bien la première fois que la vie politique est cadencée à ce point par un sujet de santé publique.

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