La Covid-19 en liberté surveillée par les syndicats au centre pénitentiaire de Ducos

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Centre pénitentiaire de Ducos
Centre pénitentiaire de Ducos. ©Martinique 1ère
De 20 détenus positifs au covid il y a 72 heures on est passé à 30 malades soit 10 de plus après les résultats des analyses des cas contacts, jeudi 23 septembre 2021. FO-Pénitentiaire souhaite la mise en place de libérations sanitaires sous dispositif électronique pour désengorger la prison.

Les cas de covid-19 au centre pénitentiaire de Ducos sont en progression. De 20, le nombre de détenus est passé à 30 en trois selon les dernières informations transmises par Patrick Louvounou, secrétaire général de Fo-Pénitentiaire. 

Ce matin nous en étions à 30 cas positifs. Les 10 cas supplémentaires sont issus des 86 cas contacts confinés mais tous les résultats ne sont pas encore tombés.

 

Les cas covid ne sont pas graves et sont soignés en interne. Nous considérons que la prise en charge est optimisée depuis hier. Il y a lieu de s'inquiéter sans parler de psychose.

 

Il faudrait que les autorités judiciaires mettent en place le protocole concernant les libérations sanitaires sous dispositif électronique de façon à ce qu'il n'y ait qu'un détenu covid par cellule. 

Patrick Louvounou, secrétaire général de Fo-Pénitentiaire.

 

Comment la prison de Ducos, surpeuplée, va-t-elle faire face à l'épidémie ? Le syndicat FO pénitentiare redoute des effets dévastateurs derrière les barreaux. 

Le samedi 18 septembre 2021, la sonnette d'alarme était tirée par le syndicat Fo-pénitentiaire qui demandait la mise en place d’un comité de suivi de cette crise du Covid. 

Pour éviter que le virus ne se propage, plusieurs unités de vie avaient déjà été confinées par la direction. Les déplacements limités pour les détenus hébergés dans ces unités.


Seule la promenade, par petit groupe était maintenue. Par ailleurs, l'enseignement scolaire en présentiel était suspendu, au profit du distanciel ainsi que les activités sportives et les visites.

Seuls les entretiens individuels à caractère urgent, type rendez-vous avec son avocat ou urgence médicale, pouvaient se poursuivre.

Partout ailleurs, le port du masque est obligatoire pour le personnel comme pour les prisonniers. Sauf s'ils sont à l'intérieur de leur cellule. Deux masques leurs sont distribués chaque jour précise encore la direction.mais cela restait insuffisant pour les syndicats.

Après un CHSCT houleux, l'intersyndicale UFAP/FO CGT avait claqué la porte de la table des négociations. Le mercredi 22 septembre 2021, les syndicats informaient le personnel du résultat des négociations avant d'en reprendre le chemin avec la direction.

Vigilance et transparence

 

Après cette assemblée générale, syndicats et direction se sont mis d'accord sur un processus de vigilance et de transparence avec la mise en place de points réguliers et hebdomadaires sur la situation sanitaire sur une durée de 15 jours. 

- Mise en place des promenades dans les courettes pour éviter les mélanges des détenus

- Suspension de la formation professionnelle

- Suspension du culte tout en maintenant les échanges individuels entre les ministres du culte et les détenus

- Tests antigéniques pour les détenus le lendemain matin de leur incarcération (un point sera fait avec les services médicaux et un retour aux organisations syndicales en fin de semaine)

- Durée de résultat des tests PCR détenus trop long (un point sera fait avec les services médicaux et un retour aux organisations syndicales en fin de semaine)

- Maintien des parloirs mais avec seulement un membre de la famille dans la cabine. Bien sûr s'il y a des enfants il peuvent être accompagnés par un adulte

- Service repas en barquettes pour les UV confinés

- Protocole départ CHU et retour des détenus covid

- Un point covid chaque semaine avec les organisations syndicales

- Equipements covid seront doublés pour le service dans les unités de vie

- Obtention d'un comité technique dans les prochains jours pour parler d'autres problèmes propres au fonctionnement de l établissement.