La croisière ne profite pas vraiment aux communes du sud

économie
Marina du Marin
La marina du Marin (sud) ©Martinique
Fort-de-France n'est pas la seule ville à avoir accueilli des bateaux de croisière durant la saison 2015-2016. Quelques navires ont mouillé, entre octobre et juin, au Marin et aux Anses d'Arlet. Mais les professionnels des deux communes n'en ont pas vraiment profité.
Une saison acceptable, sans plus. Les commerçants du Marin et des Anses d'Arlet ne fanfaronnent pas, au moment de faire le bilan de cette dernière saison de croisière.

Les croisiéristes, au pouvoir d'achat plus élevé que la moyenne, restent rarement sur place, profitant généralement, des excursions proposées dans les villes voisines, à Sainte-Anne, ou au François, par exemple. Les retombées économiques pour les deux communes sont donc anecdotiques. Seuls les artisans taxis, au Marin, et les marchands de souvenirs et de fruits et légumes, dans les deux villes, arrivent quelque peu à tirer leur épingle du jeu.

10% de l'activité de croisière

Mais l'impact reste globalement faible pour les professionnels marinois et arlésiens, victimes d'une fréquentation assez faible, comparée à Fort-de-France. Huit escales ont été organisées cette année dans les deux communes (six aux Anses d'Arlet, deux au Marin), représentant moins de 10% de l'activité de croisière en Martinique. Les bateaux sont, par ailleurs, plus petits que ceux qu'accueillent Fort-de-France, avec jusqu'à dix fois moins de passagers à bord (500 maximum).


Des escales aux Trois-Ilets en 2016-2017

Il en faut toutefois plus pour décourager les municipalités, qui espèrent avoir davantage de bateaux dans leur baie la saison prochaine. Elles savent qu'elles peuvent gagner, aussi bien sur le plan économique, qu'en termes d'image. La saison prochaine, elles devront faire face à la concurrence d'une autre commune du Sud, les Trois-Ilets, où sont déjà programmées deux escales.