La distribution du courrier est perturbée en raison du blocage des partisans d'un salarié licencié

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Slogans vindicatifs
Des slogans vindicatifs accrochés aux grilles du site de La Poste, quartier Dillon à Fort-de-France. ©RS

Le centre Courrier de La Poste à Fort-de-France est bloqué pour le deuxième jour consécutif par les partisans de Kevin Zobal, un salarié licencié.  Ce blocage empêche la distribution du courrier et des colis, se plaint la direction qui entend "recourir aux autorités judiciaires compétentes".

Deuxième journée de blocage du Centre Courrier de La Poste au quartier Dillon à Fort-de-France pour la réintégration de Kevin Zobal, "licencié alors qu'il était en droit de retrait", plaident ses partisans dont des militants parés des couleurs rouge-vert-noir. Ce vendredi (5 février 2021), les manifestants empêchent l'activité de l'entreprise.

La direction de la Poste sort de son silence.

Depuis le jeudi 4 février, des personnes extérieures à La Poste empêchent l’accès au site postal de Dillon. Les panneaux sur place informent que le blocage est lié à la situation administrative d’un ex-collaborateur du Groupe.

Direction de La Poste en Martinique

Courriers, colis, presse, ne sont plus distribués

 

"Le site de Dillon accueille de nombreux services dont le centre de traitement courrier colis de Martinique, dont le rôle de concentrateur-répartiteur est primordial. En tout premier, cela consiste à regrouper, les arrivées aéroportuaires et l’ensemble des dépôts des clients réalisés en bureaux de poste ou centres courrier. Dans un second temps, cette plateforme répartit les flux vers les centres de distribution de l’île et assure les départs vers l’aéroport", assure la direction de l'entreprise.

Après deux jours de blocage de ce centre essentiel, la direction de La Poste parle d'asphyxie. Elle entend recourir "aux autorités judiciaires compétentes, pour restaurer la continuité de son activité".

Pour l'instant la police exerce une présence discrète aux abords du site de La Poste.

Kévin Zobal qui a porté l'affaire devant les prud'hommes, a été licencié officiellement pour abandon de poste. Pourtant le salarié assure qu'il exerçait son droit de retrait lors du premier confinement lié à la pandémie de Coronavirus. 

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