La mise en service du TCSP n’est pas prévue avant septembre

transports fort-de-france
TCSP / BHNS
La date de la mise en service commerciale n'a été dévoilée pour l'instant. ©FABRICE DEFREMONT
Si les voies d’accès sont aujourd’hui livrées, des circonstances techniques et politiques retardent de plusieurs mois l’inauguration du TCSP, dont la gestion est confiée à un syndicat mixte présidé depuis peu par Simon Morin, membre de l’opposition à la CTM.
L’ancienne majorité régionale autour de Serge Letchimy qui pensait gagner les élections territoriales, avait envisagé une mise en service du TCSP (Transport en Commun en Site Propre) en décembre 2015. Les élections sont passées par là et la nouvelle majorité de la CTM (Collectivité Territoriale de Martinique) doit favoriser la mise en route de cet équipement exceptionnel.

Si les voies d’accès sont aujourd’hui livrées, des circonstances techniques et politiques retardent de plusieurs mois l’inauguration du TCSP, dont la gestion est confiée à un syndicat mixte présidé depuis quelques jours par Simon Morin, membre de l’opposition à la CTM.
 

Formation des chauffeurs

Parmi les entraves à l’avancée du projet : la suite et la fin de la formation des 60 chauffeurs des 14 BHNS (Bus à Haut Niveau de Service). 30 sont déjà formés depuis le 29 mars 2016. Les 30 autres le seront dans quelques semaines afin d’être opérationnels, à la  mi-juin. Ces futurs chauffeurs de BHNS sont issus des meilleurs conducteurs de la CFTU et de la campagne de recrutement effectuée par la société en 2015.
 

Mise en cohérence des feux tricolores

Autre détail technique à achever : la préparation minutieuse du passage des bus dans les carrefours entre le Lamentin et Fort-de-France. Les élus de la municipalité de Fort-de-France doivent "livrer les feux tricolores" à la mi-mai. Il s’agit, en réalité d’harmoniser les (nombreux) feux tricolores de la ville, afin d’obtenir une circulation parfaitement réglementée et en toute sécurité pour les usagers.
 

Participation financière de la CTM

Enfin et c’est l’aspect le plus politique, ce projet qui a déjà coûté 400 millions d’euros, nécessite encore un effort financier. "Le lancement de l’exploitation se monte à 7 millions d’’euros", selon les élus de la Cacem. La Cacem, qui est compétente en matière de transport sur son territoire, espère une subvention de la CTM. Dans un contexte où l’ancienne et la nouvelle majorité n’ont pas fini de régler leurs comptes, la négociation risque d’être difficile, à moins que la raison ne l’emporte sur la passion.
 
Si tout ces inconvénients sont réglés à la fin du mois d’août, la mise en service commerciale pourrait s'effectuer début septembre 2016, après les essais techniques.
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live