La yole martiniquaise au pinacle de l'Unesco

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Yole martiniquaise
La yole martiniquaise exposée au François. ©Daniel Betis

Explosion de joie ce jeudi 17 décembre 2020 à l'Appaloosa au François, pour saluer l’inscription de la yole martiniquaise au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco. C’est l’aboutissement d’un long processus et du travail efficace de bénévoles.

Une joie intense dans la salle de l'Appaloosa au Francois, (sud Martinique), à l’annonce tant attendue de la yole martiniquaise sur la liste du patrimoine culturel et immatériel de l’Unesco.

(Re)voir le reportage de Christophe Arnerin et Thierry Maisonneuve.

La yole martiniquaise au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco

Autour du porteur et chef de projet, Édouard Tinaugus, une foule de personnalités dont Alain Richard, le président de la Fédération des Yoles rondes de Martinique, Nadiège Littré, la présidente de l’association des yoleurs et maîtres yoleurs, le préfet de Martinique, des représentants de l'administration, les entreprises ou encore les médias dont Martinique la 1ère représentée par son directeur éditorial Laurent Salcede.         

La yole une embarcation traditionnelle véhiculant des valeurs

 

La route a été longue, parsemée d’embûches, mais au final, le travail efficace est payant. La yole incarne des valeurs de solidarité, de fraternité, de cohésion sociale et de dialogue. Celles-ci constituent le fondement de la charte de l'Unesco.

Le patrimoine culturel pour cette institution mondiale ne s’arrête pas aux monuments, il comprend les traditions vivantes, le savoir- faire ancestral, la richesse des connaissances et la transmission générationnelle. 

Cette reconnaissance de l’Unesco pérennise ce savoir-faire, démontrant que les aînés ont eu raison de se battre et de s'investir pour valoriser cette construction unique au monde.

La yole martiniquaise
©Daniel Betis

 

La yole, l’affaire de tout un peuple

 

Aimé Césaire, poète, chantre de la Négritude, disait que c'était l'affaire de tout un peuple. Quand on observe la ferveur populaire intergénérationelle autour de ce sport, c'est impressionnant. Des dizaines de milliers de participants scrutent l’horizon, écoutent la radio, regardent la télé, consultent le site de Martinique la 1ère, attendent sur la plage et accueillent les coursiers dans une frénésie de rythmes et de couleurs.

Voilà un exemple de cohésion sociale qui renforce celle des coursiers concentrés qui doivent s’impliquer et avoir le geste juste pour braver le vent, la houle et la mer.

(Re)voir le commentaire d'Aurelie Treuil.

La yole de Martinique, "l'affaire de tout un peuple" comme disait Armé Césaire

Des remerciements à plusieurs acteurs

 

Un projet d'une telle envergure se porte et demande une adhésion et un grand soutien. Les élus martiniquais, le sénateur Maurice Antiste, les députés Josette Manin, Serge Letchimy, Jean-Philippe Nilor, les maires Didier Laguerre de Fort-de-france et Eugène Larcher des Anses d'Arlet, entre autres, se sont mobilisés.

D'autres acteurs ont été d'un précieux soutien. Ce sont d'anciens ministres (Jean-Jacques Queyranne, Marie Georges Buffet, Christian Estrosi) et de nombreuses personnalités du sport et de la culture, qui ont soutenu et se sont mobilisées pour la candidature de la yole martiniquaise.

Le chef de projet Édouard Tinaugus et Alain-Claude Lagier, président du comité de pilotage ont remercié toutes ces personnes.

Alain Claude Lagier