Le footballeur Grégory Charles agressé au Marin, la ligue de football condamne et alerte la justice

faits divers
Grégory Charles
Le footballeur du Club Colonial Grégory Charles, montre ses blessures après son agression au Marin. ©RS
La ligue de football de Martinique condamne l'agression du joueur Grégory Charles samedi après-midi au Marin ainsi que les actes de violence contre les arbitres lors des semaines précédentes.
Samedi (3 octobre 2020) aux abords du stade du Marin, le joueur du Club Colonial Grégory Charles, a été agressé semble-t-il à coups de pierres et de bouteilles par des personnes non identifiées pour l'instant. 

Le joueur présente une épaule déboîtée, des dents cassées et des hématomes à la lèvre. Il a été soigné à l'hôpital Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France.

Grégory Charles aurait été agressé alors qu'il célébrait la victoire de son équipe, le Club Colonial face à l'Olympique du Marin (3-0) pour la 4e journée du championnat de Régional 1. La célébration était semble-t-il trop bruyante pour les pseudos supporteurs de l'Olympique du Marin.

Les dirigeants du Club Colonial envisagent de porter plainte contre X. Quant à Alex Louis Joseph, le président de l'Olympique du Marin il se dit dépité par de tels incidents. "Ces individus ne font même pas partie de l'Olympique", souligne-t-il avec amertume.
 

Le conseil de la ligue condamne et entend signaler les faits aux autorités judiciaires

 

Le conseil de ligue, prend connaissance  avec regret et stupéfaction des faits de violence et faits graves qui se sont produits le samedi 3 octobre 2020 sur le stade Roger Bonaro du Marin à l'issue de la rencontre Olympique / Club Colonial et lors des week-ends précédents à l'encontre des arbitres.

Le Conseil de Ligue



Les dirigeants de la ligue qui souhaitent un bon rétablissement au joueur agressé, ne veulent pas se contenter de déclaration de principe.

Face à cette nouvelle poussée de violence dans le sport martiniquais et le football en particulier, ils sont solidaires des arbitres, des officiels et des dirigeants de clubs "qui ne peuvent pas toujours être  tenus seuls responsables de l'attitude  de certains spectateurs isolés".

Par ailleurs, le Conseil de Ligue doit prendre des dispositions pour le traitement rapide par la commission compétente de la ligue. Ses dirigeants veulent procéder à un signalement au vice-procureur  de la République chargé de la violence dans le monde du sport. Ils se réservent également le droit de se constituer partie civile en cas de suite judiciaire, et appellent à l'apaisement sur les stades, "surtout en cette période de crise sanitaire que nous traversons".