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Le groupe Parfait veut se défaire d'un magasin en grève

"On ne veut plus entendre parler du super U Long Pré et la reprise de l’entreprise se fera sans nous", déclare avec détermination Robert Parfait, le PDG du groupe éponyme. L'entreprise est placée en redressement judiciaire pour six mois.

L'enseigne du groupe Parfait au Lamentin © Martinique 1ère
© Martinique 1ère L'enseigne du groupe Parfait au Lamentin
  • Alain Livori
  • Publié le
"On ne veut plus entendre parler du super U Long Pré et la reprise de l’entreprise se fera sans nous", déclare, en colère, Robert Parfait le PDG du groupe éponyme que nous avons joint au téléphone. Menace ou réel retrait ? Le supermarché a été placé en redressement judiciaire ce mardi (14 juin) par le tribunal de commerce avec une période d’observation de 6 mois. L’administrateur judiciaire, devra présenter un premier plan de redressement en septembre prochain.

Des pertes importantes selon la direction

Pour Robert Parfait, le mouvement de  grève qui a débuté le 24 mai dernier aurait généré 1 million d’euros de pertes creusant davantage le déficit du supermarché qui s’élève à 6,5 millions d’euros. Et pour bien montrer combien le magasin de Long Pré n'est pas une bonne affaire, la direction financière précise : "Nous avons perdu 2 millions d'euros en 2015 et déjà 800 000 euros à la fin du mois de juin".
 

Un plan social serait inévitable et pourrait concerner selon l’administrateur judiciaire, plus que les 9 personnes prévues initialement. La société emploi actuellement 39 salariés et réalise un chiffre d’affaire d’environ 13 millions d’euros. Pour arriver à l’équilibre selon le patron du groupe Parfait, il faudrait réduire la moitié de la masse salariale pour la ramener de 39 à environ une vingtaine d'employés.

"La bataille continue" (la CSTM)
Le groupe parle donc de retrait aujourd'hui, un sentiment qui traduit l'amertume du PDG après 3 semaines de grève dans l'entreprise. La CSTM a pour sa part suspendu le mouvement de grève en attendant les propositions de l’administrateur judiciaire. Pour Bertrand Cambusy, le secrétaire général de la CSTM, c’est de l’intox. Il se veut serein, "la bataille continue", dit-il.  
 

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