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Le Zika ne suffit pas à justifier la légalisation de l’avortement à Antigue

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Antigue
L'Île d'Antigue au nord de l'arc Antillais ©Mathieu Nivelles CC-BY
Le virus du Zika et l’une de ses conséquences les plus redoutées, à savoir la microcéphalie du bébé né d’une mère infectée, relancent le débat sur la légalisation de l’avortement à Antigue.
L’évêque catholique de Saint-John’s (Antigue), Kenneth Richards, s’est dit opposé à l'avortement pour les femmes enceintes atteintes du Zika. Selon lui, quelles que soient les circonstances, l'église ne peut approuver "la suppression de vies innocentes".

L’évêque estime que les femmes et les hommes d’Antigue doivent suivre les messages de prévention et de précaution lancés par les autorités sanitaires. "Les citoyens doivent faire attention à la façon dont ils se conduisent et particulièrement face aux dangers", a-t-il dit.

La directrice du planning familial d’Antigue, Lyndale Weaver Greenaway, partage cette position. Elle ne soutiendra pas la légalisation de l'avortement. "Cet acte relève d’un choix personnel et le fait de le légaliser n’aura aucun impact significatif sur les conséquences du Zika", , a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : "il est impossible de déterminer si chaque enfant à naître sera atteint de microcéphalie".

Le débat est passionnel dans le pays

Dans plusieurs pays de la zone, les femmes ont été vivement invitées à retarder leur grossesse pour éviter les complications que pourrait générer une éventuelle infection par le virus. Dans le même temps, des avocats ont lancé un appel en direction des gouvernements, leur demandant de permettre aux femmes d'avorter légalement.

Le débat autour de la question demeure animé  à Antigua, où les autorités ont récemment annoncé qu'elles venaient d’enregistrer leur premier cas de Zika. Le virus transmis, rappelons-le, par les moustiques préoccupe les organismes sanitaires, à cause des risques de microcéphalie qu’il provoquerait chez les bébés à naître.

Lundi, 9 mai, les 15 pays membres de la Communauté des Caraïbes, la CARICOM, ont lancé une semaine consacrée à la réalité et à l'impact du virus Zika sur l’ensemble de la zone.

 
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