Les compagnies de croisières se préparent à reprendre la mer

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Floride bateaux de croisière
Bateaux de croisière à Key West, Floride aux États-Unis. ©creativecommonsroger4336
Les autorités américaines ont levé l’interdiction de naviguer imposée pour les compagnies de croisière depuis le 14 mars 2020.  Remplacés par une autorisation conditionnelle, les protocoles stricts doivent être respectés pour que les paquebots puissent à nouveau larguer les amarres.
 
Le CDC, Centre pour le Contrôle et la Prévention des maladies, autorise la reprise des croisières au départ des États-Unis.

Depuis le 1er novembre 2020, l’interdiction de naviguer a été remplacée par une autorisation conditionnelle. Cela ne veut pas dire que les croisières vont reprendre dans un avenir proche. L’autorisation conditionnelle de naviguer nécessite la mise en place de plusieurs protocoles stricts.

Le CDC veut éviter la situation catastrophique de la dernière saison de la croisière, interrompue par la COVID-19. Entre mars et septembre de 2020, 3689 cas de Coronavirus ont été détectés à bord des paquebots. 41 personnes sont décédées.

Les voyages à bord des bateaux de croisière ont le potentiel d’aggraver et d’amplifier la transmission de la COVID-19.

Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies.


La propagation du virus est plus importante à bord des paquebots qu’à terre à cause de la densité de la population à bord. En plus, les membres de l’équipage vivent et travaillent dans les espaces étroits et parfois enfermés.

Les nouveaux règlements sont élaborés dans un document de 40 pages.  
 

Des protocoles obligatoires pour pouvoir naviguer


Le nombre de passagers doit être réduit afin de respecter les règles de la distanciation sociale.

Passagers et membres d’équipage doivent être dépistés avant d’embarquer et de quitter le bateau. Les résultats doivent être transmis au CDC.

Les circuits des croisières sont limités à une durée de 7 jours.

Le port du masque est obligatoire pendant le voyage.

Chaque paquebot doit être muni de son propre laboratoire. Des lieux d’isolement doivent être mis à disposition des malades.

Les escales devraient être limitées aux ports privés appartenant aux compagnies de croisière.
CocoCayo Bahamas
CocoCayo, l'île privée de Royal Caribbean située aux Bahamas. ©royalcaribbean
Les pays qui accueillent les paquebots doivent signer des accords avec les compagnies. Ces pays doivent soigner les personnes et les membres d’équipages contaminés par la COVID19 dans des centres hospitaliers sur place.

Les lieux de quarantaine doivent être mis à disposition des croisiéristes qui doivent être placés en isolement.

Chaque pays doit limiter le nombre d’escales de paquebots afin d’éviter le débordement des infrastructures sanitaires.
Pointe Simon paquebot
Un paquebot à la Pointe Simon, Fort de France, la Martinique en 2020. ©Caroline Popovic

Après les protocoles, la certification


Tous les bateaux doivent obtenir un certificat, émis par le Centre pour le Contrôle et la Prévention des Maladies, qui affirme que ces nouveaux protocoles sont en place.

Pour obtenir cette certification du CDC, les bateaux doivent effectuer des voyages de simulation pour tester les protocoles.

Il faut recruter les passagers volontaires pour cet exercice.

On a beaucoup de travail à faire avant de redémarrer nos opérations. C’est compliqué de respecter tous les recommandations du CDC, mais on va le faire

Vicki Freed, vice-présidente des ventes à Royal Caribbean.


Le CDC exige également de la transparence dans les outils de marketing. Les compagnies de croisière doivent indiquer qu’un voyage sera interrompu et le paquebot contraint à retourner au port d’origine si jamais le seuil (non-précisé dans le rapport), des cas de COVID-19 est dépassé.

Janvier 2021 est la date annoncée pour la reprise des croisières.  
 
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