Les élections seront-elles maintenues en juin ou reportées à nouveau ?

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Bureau de vote
Bureau de vote en 2020 en Martinique. ©Fabrice Defremont

Le calendrier électoral pourrait être à nouveau modifié. Les parlementaires débattent du sujet mardi 13 et mercredi 14 avril 2021.

Les élections pour le renouvellement des conseils départementaux et régionaux et des assemblées de Corse, de Guyane et de Martinique auront-elles lieu aux dates prévues ? Les deux tours de scrutin sont programmés les dimanche 13 et 20 juin 2021. En raison de la crise sanitaire, le gouvernement avait souhaité repousser de trois mois ces échéances. Le Parlement l’avait suivi.

Soixante jours avant le premier tour, sénateurs et députés se réunissent pour confirmer, ou pas, ce calendrier électoral. Le Premier ministre, Jean Castex, est disposé à tenir les délais. Il demande aux parlementaires de le suivre.

Trois hypothèses sont possibles. ►Premièrement, rien ne change. Les élections se tiennent bien au mois de juin. La majorité du Sénat suit son président Gérard Larcher, membre éminent de Les Républicains. Cette formation est farouchement opposée à tout nouveau report.

►Deuxièmement, le Sénat est favorable au maintien, mais l’Assemblée nationale, divisée, et qui aura le dernier mot, fixe de nouvelles dates. Idéalement, ce serait les 3 et 10 octobre 2021. D’ici là, la campagne de vaccination aura permis une meilleure immunisation collective. C’est l’analyse du président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, de La République en marche.

Trois hypothèses de calendrier

 

Il pense, avec plusieurs autres dirigeants de la formation du président Macron, que la campagne électorale pourra se dérouler dans de meilleures conditions. Les candidats auront la possibilité de mieux se préparer et d’aller en toute sécurité à la rencontre des électeurs, estiment-ils.

►Troisième hypothèse, celle d’un report après les élections présidentielle et législatives de mai-juin 2022, en octobre de l’année prochaine. Un scénario risqué pour l’exécutif. Il pourrait être soupçonné de tripatouillages politiciens à visée électoraliste. Une accusation déjà formulée en octobre 2020 par plusieurs présidents de régions, mis alors dans la confidence.

Quelle que soit la décision des parlementaires, cet épisode confirme que les autorités n’ont pas su s’adapter aux conséquences de la crise sanitaire.