Les représentants de l'État face à la détresse des ouvriers agricoles

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Pestides
Les témoignages des ouvriers victimes des pesticides, en présence notamment du préfet de Martinique. ©Martinique La 1ère
Le préfet de région, Stanislas Cazelles, le directeur de l'ARS et un représentant de l'inspection du travail étaient au coeur des champs da bananes ce mercredi 9 décembre 2020. Le collectif des ouvriers agricoles empoisonnés par les pesticides avait accepté de les rencontrer. 

Sous l'un des hangars de l'habitation Bochette au Lamentin, les ouvriers agricoles à la retraite ou encore en fonction, étaient une cinquantaine. Face aux représentants de l'État, ils ont exprimé leur détresse. Qu'ils soient à la retraite ou non, ils sont malades. Gravement malades même pour nombre d'entre eux.

Agriculteurs
Agriculteurs malades des pesticides et leurs soutiens (Lamentin 9 décembre 2020). ©Patrice Chateau Degat

Arrivés avec une demi-heure de retard, le préfet de Région Stanislas Cazelles, Jérôme Viguier, le directeur de l'ARS (Agence Régionale de Santé) et un représentant de l'inspection du travail ont écouté attentivement. Le préfet prenant même des notes avant de conclure la rencontre en affichant une certaine émotion.

intervention de Stanislas Cazelles

Entre un mari ouvrier agricole parti trop tôt d'un cancer de la prostate, une vie à épandre "du poison" comme disent les ouvriers, et des enfants dont la croissance est stoppée ou accélérée, les pesticides sont clairement dénoncés.

Pourtant aucune de ces pathologies n'est reconnue comme étant une maladie professionnelle. C'est l'une des 11 revendications du collectif. Des revendications aussi pour demander une revalorisation des retraites des ouvriers agricoles.

Selon le collectif, les ouvriers agricoles à la retraite, toucheraient en moyenne 700 euros par mois.