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La lutte contre la pauvreté, un défi permanent pour la société martiniquaise

La secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, Christelle Dubos, est passée en Martinique vendredi 12 avril 2019 pour se rendre compte de l’implication des acteurs locaux engagés dans la lutte contre l’exclusion sociale.
 

La secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, Christelle Dubos a rencontré les acteurs qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion en Martinique. © Martinique la 1ère
© Martinique la 1ère La secrétaire d’État auprès du ministre des solidarités et de la santé, Christelle Dubos a rencontré les acteurs qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion en Martinique.
  • Par Jean-Marc Party
  • Publié le
La pauvreté est-elle en voie de disparition ? La visite de la secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre l’exclusion sociale ne répondra pas à cette question. Toutefois, ce déplacement ministériel permet de passer en revue nos problématiques en matière de précarité et d’insertion. Et notamment que 32% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 1 000 euros par mois.

En ajoutant 10% des adultes qui n’ont pour seules ressources que les prestations sociales, le phénomène de la pauvreté revêt une ampleur certaine. Autre chiffre : la politique de solidarité et d’action sociale représente près de la moitié du budget de la Collectivité Territoriale, environ 500 millions d’euros.
 

Un phénomène massif et ancien


Phénomène massif et souvent ignoré, la pauvreté reste criante dans notre pays, sous une apparente opulence. Aucune génération n’est épargnée. Les jeunes chômeurs, les femmes seules et les retraités sont les premières victimes de l’exclusion économique et sociale. Des faits parfaitement connus des acteurs locaux engagés contre la pauvreté.

Une autre évidence dont nos experts sont convaincus, c’est que le phénomène ne sera résorbé que par la création d’activités économiques et d’emplois. Nous sommes loin d’en prendre le chemin. Dans un territoire sous domination, le maintien de la faiblesse de l’appareil productif et de son corollaire, un chômage élevé, sont politiquement nécessaires. Ce schéma colonial n’a pas totalement disparu.

Pire : des milliers de nos compatriotes ont appris, au fil du temps, à être des bénéficiaires perpétuels des aides sociales. S’il y a bien un défi à lancer à la pauvreté, c’est bien la réhabilitation du travail. En sommes-nous encore capables ?

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