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Lycée Schoelcher : un cafouillage sans nom

La multiplication des réunions de crise et des assemblées générales sert-elle à quelque chose ? Aujourd’hui, bien malin celui qui dira comment aura lieu la rentrée prochaine au lycée Schoelcher.

Élèves, enseignants et parents d'école du Lycée Schoelcher en assemblée générale (mars 2016) © Martinique 1ère
© Martinique 1ère Élèves, enseignants et parents d'école du Lycée Schoelcher en assemblée générale (mars 2016)
  • Jean-Marc Party
  • Publié le
De rebondissements en têtes à queue, la tragédie du lycée Schoelcher tourne à la farce qui ne fait rire personne, en pleine préparation du bac. La grande famille du lycée ne sait plus à quelle parole se fier, tant le brouillage est persistant.
 
La CTM, propriétaire des lieux, semble renoncer à sa prérogative de chef de file de la construction et de l’équipement du lycée. Les récentes déclarations d'Alfred Marie-Jeanne, président du conseil exécutif, ont de quoi rendre perplexe. Il semble donner carte blanche au préfet. Étrange !
 
Le rectorat, en charge de la vie de la communauté scolaire, ne sait plus où donner de la tête entre Gaillard, Bellevue, Acajou-1 et Acajou-2. La nouvelle responsable de l’académie commence mal son mandat. On a connu les chefs de l’académie mieux inspirés et plus présents.
 
La préfecture, silencieuse jusque là, et avec raison puisqu’elle n’a aucune compétence en matière d’éducation, vient mettre in extremis son grain de sel dans cette soupe à la grimace. Sont mis en avant la sécurité insuffisante de l’implantation prévue par la CTM et le rectorat, ainsi qu’un calendrier trop serré pour déménager. Il était temps…
 

Rentrée 2016 : où, quand, comment ?

 Aujourd’hui, nul ne sait où et comment aura lieu la rentrée 2016 du lycée Schoelcher. Aucune décision n’a été prise alors que ce dossier défraie la chronique depuis de longues semaines. Apparemment, il est urgent de ne pas se presser.
 
Tant qu’à faire, puisque nul ne maîtrise plus rien, nous pouvons avancer une énième proposition : utiliser les 52 classes modulaires déjà achetées par la CTM et les installer sur l’un des nombreux terrains en friche ou sur un site remarquable, du genre Table du diable ou Rocher du Diamant ou presqu’île de la Caravelle.
 
Plus sérieusement : les adultes responsables de ce joli cafouillage sans nom, de ce wélélé comme on dit chez nous, ont-ils vraiment conscience du mauvais exemple qu’ils donnent aux jeunes du lycée ? Il est permis d’en douter.
 

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