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Mercredi des Cendres : la fête se termine en noir et blanc pour incinérer "Vaval"

Derniers vidés du carnaval ce mercredi après-midi (6 mars 2019), surtout à Fort-de-France, avant l’incinération de Vaval, ce soir. Le carême prendra immédiatement le relais.

 

Les "Diablesses" du Mercredi des Cendres à Fort-de-France (2018). © RnB
© RnB Les "Diablesses" du Mercredi des Cendres à Fort-de-France (2018).
  • Claude Gratien
  • Publié le , mis à jour le
Le carnaval  se termine ce mercredi soir (6 mars 2019), avec l’incinération comme chaque année de Vaval (le Bwa-Bwa ou mannequin), sur le front de mer à Fort-de-France. Les derniers vidés sont prévus dans l'après-midi avec deux couleurs dominantes : le noir et le blanc. 
Mercredi des Cendres 6 mars 2019
Les carnavaliers seront en noir et blanc en signe de deuil et la rue appartiendra entre autres, aux "diablesses" en costume traditionnel en noir et blanc avec une chaussure noire et une autre blanche. Elles vont défiler avec leurs feuilles de corossol, un symbole pour apaiser la peine des carnavaliers.
 

Les pleureuses aux sanglots bruyants et cris de détresse


L’histoire dit que c’est la veuve joyeuse éplorée de Vaval qui tient la vedette le Mercredi des Cendres. Selon la légende, la diablesse est une séductrice qui a un pied en forme de sabot, de chèvre ou de cheval. Elle séduit les hommes par ses charmes, les entraînent dans la forêt et les fait disparaître.

Et puis il y a celles qui accompagnent le roi Vaval pour son dernier voyage. Ce sont les pleureuses, souvent des hommes déguisés en femmes et qui y vont de leurs sanglots bruyants et leurs cris de détresse accompagner la fin de sa majesté Vaval. Elles parodient souvent son enterrement dans la rue avec la complicité de faux prêtres et de leurs encensoirs.

Vaval brûlé, "c'est une référence au rite catholique", expliquent des spécialistes. "L’homme est condamné à redevenir poussière après avoir péché".






 

Cette liesse populaire et les messages qu’elle véhicule interpellent certains observateurs avertis dont Charles-Henri Fargues. Il est l’auteur d’un ouvrage publié il y a 20 ans, "Le guide du carnavalier". Un constat pour lui, "le carnaval reste le lieu d’une affirmation identitaire".

Le carême prendra le relais dès demain…
 

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