Des moustiques de laboratoire pour lutter contre le Zika à Miami

santé
Aedes Aegypti
l'Aedes Aegypti vecteur de la dengue, du zika et du chikungunya ©DR
Des milliers de moustiques infectés en laboratoire par des bactéries spécifiques seront introduits dans des jardins en Floride, près de Miami, pour éradiquer les insectes vecteurs de la dengue, du zika et du chikungunya. Ils ne proviennent pas de modification génétique, nous affirme-t-on.
Le nouveau moustique, c'est le "ZAP". Il est issu des laboratoires de la société MosquitoMate basée dans le Kentucky aux États-Unis. Il a déjà été testé à New York, en Californie et dans le Kentucky.

Comment ça marche ?


Tous les moustiques sont porteurs d'une bactérie, le Wolbachia. Les scientifiques estiment que le Wolbachia est l'une des bactéries les plus communes sur la planète, se trouvant naturellement dans plus de la moitié de toutes les espèces d'insectes, y compris les abeilles, les papillons, les libellules et de nombreuses espèces de moustiques.

Il existe plusieurs types de Wolbachia, mais le laboratoire MoquitoMate en a créé un nouveau type, le "ZAP".
La stratégie est d'infecter les moustiques mâles de l'espèce Aedes Aegypti. Ainsi lorsque ces derniers se reproduisent avec les femelles à l'état sauvage, les œufs n'arrivent pas à maturité. Et comme les moustiques ZAP peuvent se reproduire entre eux, leur population va pouvoir progressivement se substituer aux "non-zap".

Apprentis sorciers ?


La société MosquitoMate joue-t-elle avec le feu ? Sur son site Internet, elle explique qu'il s'agit là d'un contrôle maîtrisé des moustiques et qu'à aucun moment il n'est fait appel à la manipulation génétique. Elle précise par ailleurs que le ZAP ne peut pas être transmis à des êtres humains, des animaux domestiques ou des animaux à sang chaud.

Les premiers insectes seront lâchés dans les jardins de la ville de South Miami en Floride. Le printemps dernier, un test similaire avait été effectué près de Key West en Floride. L'arrivée de l'ouragan Irma avait interrompu les dernières semaines de suivi de cette étude. Les résultats sont toujours en attente.
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